Laurent Wauquiez tire la sonnette d'alarme
Le président des députés LR, Laurent Wauquiez, a réitéré son appel à l'organisation d'une primaire pour désigner un candidat unique à la présidentielle. « Je tire aujourd'hui la sonnette d'alarme parce que je pense qu'il y a beaucoup d'insouciance et d'inconscience à droite », a-t-il affirmé sur franceInfo, craignant la dispersion des voix à droite.
« On ne mesure pas la responsabilité qu'on aurait en laissant les Français au second tour, avec comme seul choix de devoir arbitrer entre le RN et Jean-Luc Mélenchon », a déclaré le député de Haute-Loire, soulignant que le leader de LFI est toujours sous-estimé dans les sondages.
Reconnaissance de Retailleau, mais mise en garde
Reconnaissant que son rival Bruno Retailleau est le « candidat légitime de LR » après sa désignation par les militants du parti, il a toutefois mis en garde contre le danger que les différents candidats de droite soient évincés du second tour.
« À quel moment ça va s'arrêter ? »
« Quasiment chaque semaine, on a un nouveau candidat à la présidentielle à droite. C'est à quel moment que ça va s'arrêter ? », a déploré Laurent Wauquiez, qui a réitéré sa proposition de primaire allant du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo, du parti d'extrême droite Reconquête !
« Pour l'instant, je ne vois pas d'autre solution », a affirmé le député de Haute-Loire, citant notamment les noms d'Édouard Philippe, Xavier Bertrand et David Lisnard, qui s'est lancé dans la course avec son parti Nouvelle Énergie. Il a, en revanche, écarté le macroniste Gabriel Attal, dont il estime qu'il « n'est pas dans le même projet politique ».
Son projet « consiste à unir la gauche et la droite et moi, je ne crois pas à ça, parce que je pense que notre pays a besoin de réformes importantes et que quand vous mettez un bout de gauche, un bout de droite, parfois le risque c'est qu'on aboutisse à quelque chose qui avance de façon pas vigoureuse », a-t-il fait valoir.



