Une nuit d'horreur à Vallauris
Le tribunal de Grasse a rendu son verdict dans une affaire de violence conjugale qui a secoué la paisible résidence de Vallauris, près de Cannes. Charles Alexandre R., un Marseillais de 52 ans, a été condamné pour avoir attaqué à la machette son ex-conjointe et son nouveau compagnon, le 1er mai 2026.
Le déclencheur : une révélation innocente
Tout commence lorsque la fillette de 5 ans, qu'il gardait ce soir-là, lui révèle naïvement : « Maman m'a dit qu'elle allait chez son copain ! ». Cette phrase, anodine en apparence, a provoqué une réaction démesurée chez le père. « J'ai vrillé », avouera-t-il plus tard aux enquêteurs. Aveuglé par la jalousie, il envoie alors une série de messages haineux, obscènes et injurieux à la jeune femme.
L'altercation et la fuite
Lorsque la mère et son nouveau compagnon arrivent au domicile, une altercation éclate. Légèrement alcoolisé, le père de famille malmène la mère avant d'être mis au sol par le compagnon, plus costaud. Profitant de ce répit, les victimes récupèrent l'enfant et tentent de fuir. Mais l'homme, fou de rage, se lance à leur poursuite, torse nu et sans chaussures, une machette à la main. Sous les yeux d'un témoin qui donne l'alerte, il hurle : « Je vais le découper et le mettre à six pieds sous terre ». Réfugiés dans leur voiture, adultes et enfant subissent des coups de machette sur l'habitacle avant de démarrer en trombe.
Un homme jaloux et obsessionnel
Interpellé et présenté devant le tribunal judiciaire de Grasse, le prévenu reconnaît les faits. « J'étais désemparé, on m'enlève ma fille, je regrette, je voulais juste me défendre », se justifie-t-il. Mais son avocate, Me Déborah Ravion, rappelle qu'il est inconnu de la justice et n'a jamais commis de violence. La procureure, elle, souligne « son incapacité à accepter la séparation et sa volonté obsessionnelle de menacer ses victimes. Il se sert de l'enfant comme moyen de pression ». Elle requiert 36 mois de prison dont 18 avec sursis probatoire.
Le verdict
Le tribunal condamne finalement Charles Alexandre R. à 36 mois de prison, dont 24 assortis d'un sursis probatoire de 2 ans, avec obligation de soins et de travail, interdiction de contact et de paraître aux domiciles des victimes, qu'il devra indemniser. La peine ferme d'un an sera exécutée sous forme de détention à domicile sous surveillance électronique.
Réactions et conséquences
L'avocate de la partie civile déplore : « Cet homme jaloux a perdu tout contrôle. Elle est restée pour préserver sa fille, assurant seule la charge du foyer, victime d'un concubin qui la rabaisse constamment ». Cette affaire met en lumière les dangers de la jalousie pathologique et l'importance de protéger les victimes de violences conjugales, y compris les enfants témoins.



