Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV), est sous le feu des critiques de son propre camp à l'approche d'une semaine cruciale pour le parti, qui doit déterminer sa stratégie pour l'élection présidentielle de 2027. Selon plusieurs sources internes, des divergences profondes émergent quant à la ligne politique à adopter.
Des critiques sur la stratégie de Tondelier
Plusieurs cadres du parti reprochent à Tondelier une approche trop centriste et un manque de clarté sur les alliances possibles. « Elle ne parvient pas à rassembler autour d'un projet clair », a confié un élu local sous couvert d'anonymat. Les tensions se sont accentuées après que Tondelier a évoqué la possibilité d'une alliance avec La France Insoumise, une perspective qui divise fortement les écologistes.
Un sondage interne réalisé auprès des adhérents montre que 58 % d'entre eux sont favorables à une candidature autonome, contre 32 % qui préféreraient une union de la gauche. Ce chiffre illustre les fractures au sein du parti.
Une semaine décisive pour l'avenir du parti
La semaine à venir s'annonce déterminante : le conseil fédéral d'EELV doit se réunir pour trancher sur la feuille de route pour la présidentielle. Tondelier devra convaincre les opposants internes de la validité de sa stratégie. « Si elle échoue, cela pourrait remettre en cause sa position à la tête du parti », analyse un politologue.
Par ailleurs, la popularité de Tondelier est en baisse : selon un baromètre Ifop, sa cote de confiance a chuté de 4 points en un mois, passant à 38 %. Cette érosion complique sa tâche pour imposer sa vision.
Les enjeux pour la présidentielle 2027
EELV cherche à capitaliser sur les bons scores des européennes de 2024, où le parti avait obtenu 14,8 % des voix. Cependant, les divisions internes menacent de compromettre cette dynamique. Les prochains mois seront cruciaux pour savoir si le parti parviendra à s'unir derrière un candidat unique.
Plusieurs noms circulent pour une éventuelle candidature, dont celui de Yannick Jadot, ancien candidat à la présidentielle de 2022, qui pourrait faire un retour. Mais Tondelier semble déterminée à rester aux commandes. « Nous avons besoin de stabilité et de cohérence », a-t-elle déclaré lors d'une réunion interne, selon des participants.



