Tarnos : Marc Mabillet réélu avec 59,04%, le PCF conserve son bastion historique
Tarnos : Marc Mabillet réélu, le PCF garde la mairie

Tarnos : une victoire historique pour le Parti communiste français

Le dimanche 17 mars 2026, les électeurs de Tarnos ont confirmé l'ancrage séculaire du Parti communiste français dans leur ville. Avec 59,04% des suffrages exprimés, la liste conduite par Marc Mabillet remporte une victoire éclatante dès le premier tour, garantissant ainsi la continuité de la gestion municipale par le PCF depuis la création de la commune en 1920.

Un résultat solide malgré un léger recul

Le score obtenu par Marc Mabillet, bien qu'en retrait par rapport aux 68,64% enregistrés par son prédécesseur Jean-Marc Lespade en 2020, permet à sa liste d'obtenir 27 des 33 sièges du Conseil municipal. Cette large majorité assure au maire sortant une gouvernance stable pour les six prochaines années.

La liste victorieuse, estampillée « union de la gauche », rassemblait selon les termes du candidat « des sympathisants des quatre partis politiques qui composaient le Nouveau Front Populaire, engagés dans le milieu associatif et syndical ou tout bonnement des citoyens attachés aux valeurs de progrès. »

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Les réactions des protagonistes

Dans son allocution post-électorale, Marc Mabillet a salué « la victoire d'une équipe » et a promis un mandat axé sur « la solidarité et le vivre ensemble, dans un monde où ne sévit que trop la brutalité ». Il a également tenu à remercier ses adversaires pour « la bonne tenue de cette campagne ».

L'opposition, quant à elle, se partage les six sièges restants : quatre pour la liste d'Antoine Roblès (26,46% des voix) et deux pour celle de Marie-Ange Delavenne (14,50%).

Les critiques de l'opposition

Avant le scrutin, Marie-Ange Delavenne déplorait que « l'on retrouve les mêmes responsables à la mairie et à la communauté de communes », tandis qu'Antoine Roblès dénonçait « la confiscation du débat démocratique par un seul parti ». Malgré leurs efforts, le désir d'alternance n'a pas abouti.

Cette élection confirme ainsi la pérennité exceptionnelle de l'influence communiste à Tarnos, ville souvent qualifiée de « bastion » ou de « place forte » par les observateurs politiques, et même de « référence » ou de « phare » par les sympathisants du parti, selon le vocabulaire cher à l'ancien maire Jean-Marc Lespade.

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