RN : des contacts avec des sénateurs de droite et du centre pour les sénatoriales
RN : contacts avec des sénateurs de droite et du centre

Le Rassemblement national a fait état mercredi de « contacts » avec des parlementaires de droite et du centre qui « pourraient rallier » le parti d’extrême droite, à l’occasion des sénatoriales. À quatre mois d’élections sénatoriales présentées comme un « test national » avant la présidentielle, le Rassemblement national a fait état mercredi de « contacts » avec des parlementaires de droite et du centre qui « pourraient rallier » le parti d’extrême droite s’il parvient à obtenir un groupe de dix élus à la chambre haute.

« Ils pourraient nous rallier »

« On n’est pas à l’abri de surprises », a déclaré Christopher Szczurek lors d’une conférence de presse au siège du RN. Le sénateur du Pas-de-Calais, l’un des trois seuls élus du parti au Palais du Luxembourg, a assuré avoir établi « des contacts avec des sénateurs qui sont dans le groupe LR » mais « pas nécessairement encartés » aux Républicains, ainsi qu’avec « quelques sénateurs qui sont dans le groupe centriste ».

« Certains nous ont laissés savoir que si on est en situation de constituer un groupe, ils pourraient nous rallier », a-t-il ajouté, soulignant que « la sagesse et l’œcuménisme qui règnent de manière générale au Sénat rendent les relations beaucoup plus fluides et faciles ».

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Le seuil des dix sièges

Au préalable, le RN devra donc atteindre le seuil fatidique des dix sièges, érigé en enjeu décisif. « Notre ambition claire : multiplier notre nombre de sénateurs et constituer enfin un groupe », a déclaré Ludovic Pajot, directeur de campagne pour ces élections sénatoriales. Un scrutin qui aura « valeur de test national » pour la présidentielle de 2027, en tant que « dernière grande échéance avant […] la mère de toutes les batailles », a insisté le maire de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais).

Edwige Diaz tête de liste en Gironde

Porté par sa percée aux municipales de mars (70 maires élus ou réélus, plus de 3.000 conseillers municipaux au total), le RN compte sur « l’effet multiplicateur » du vote des élus sans étiquette, en particulier « dans les communes rurales », pour « confirmer (son) implantation territoriale », a ajouté M. Pajot.

La formation d’extrême droite a investi à ce jour des candidats dans 46 des 63 départements remis en jeu fin septembre. Une poignée de députés ont ainsi été désignés têtes de liste, dont Edwige Diaz en Gironde et Frank Giletti dans le Var. Quelques premières places ont aussi été réservées à l’UDR d’Eric Ciotti, en particulier dans les Alpes-Maritimes. Ailleurs, « les portes sont ouvertes » à d’autres ralliements, a affirmé Ludovic Pajot. Toujours aux mêmes conditions : « Nous serons amenés à soutenir des candidats qui ne seront pas forcément membres du RN, à partir du moment où ils partageront notre philosophie et s’engageront à rejoindre (notre) groupe ».

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