Une victoire à l'arraché pour le maire sortant de Ribérac
La tension était palpable ce dimanche 22 mars à Ribérac, en Dordogne, où le dépouillement du second tour des élections municipales s'est déroulé dans une atmosphère électrique. Une foule nombreuse, impatiente et de plus en plus bruyante, a suivi minute par minute le comptage des bulletins, tandis que des rumeurs de recomptage circulaient dans la salle.
Un résultat proclamé dans la soirée
Finalement, à 19h47 précises, le maire sortant Nicolas Platon a pu proclamer les résultats. Élu en 2020, le socialiste l'emporte d'une courte tête avec 43,28% des suffrages, soit 828 voix. Il devance le centriste Philippe Chotard qui obtient 42,13% (806 voix), tandis que le candidat divers droite Franck Blanchardie termine loin derrière avec 14,58% (279 voix).
Cette annonce a été saluée par un tonnerre d'applaudissements des supporters du maire réélu. Une victoire d'autant plus significative qu'au premier tour, Philippe Chotard était arrivé en tête... d'une seule voix devant Nicolas Platon.
« C'était chaud, c'était un dur combat »
Entre deux accolades, le maire réélu a confié : « C'était chaud, c'était un dur combat ». Et d'analyser : « La campagne a été difficile. Nous avions un programme plus solide, plus complet que nos concurrents ». Sa liste a fait élire 20 conseillers municipaux sur 27, avec cette avance de 22 voix qui fait toute la différence.
Nicolas Platon assure qu'il ne souhaite pas « repartir sur les mêmes bases » que pendant le mandat 2020-2026, marqué selon lui par « des actions d'opposition très systématiques et vindicatives ». Sans le nommer directement, il évoque naturellement son adversaire centriste, dont la liste obtient cinq élus.
Les réactions des candidats battus
Philippe Chotard réplique vivement : « C'est faux, nous avons voté pour le centre de santé, pour le plan de vidéoprotection. On nous taxe d'agressivité, mais l'agressivité est venue d'en face pendant la campagne ». Le candidat centriste répond également aux critiques sur sa résidence à Vanxains : « J'ai été attaqué sur le fait que j'habite Vanxains. Mais ce n'est pas un secret et cette critique n'a pas de sens, je suis tous les jours à Ribérac ».
Quant à la possibilité d'un recours, comme il l'avait fait en 2020, Philippe Chotard se montre évasif : « Ce n'est pas d'actualité ». Non sans décocher ses flèches les plus acérées contre le « troisième homme », Franck Blanchardie : « Il s'est maintenu pour faire obstacle à notre élection, son principal objectif c'était de se venger pour la défaite, en 2020, de la liste de Patrice Favard ».
Une participation remarquable
Cette élection a mobilisé fortement les Ribéracois, avec plus de 70% de participation au second tour, soit une progression de plus de trois points par rapport au premier tour. Le dépouillement a été suivi de près par les trois adversaires de cette triangulaire particulièrement disputée.
Les bulletins blancs (31) et nuls (22) sont restés peu nombreux, confirmant l'intérêt des électeurs pour ce scrutin serré. Franck Blanchardie, le candidat divers droite, répond à son tour à Philippe Chotard : « Il est centriste quand ça l'arrange. Je n'ai aucun problème à parler avec Nicolas Platon. On n'est pas d'accord sur tout mais on se respecte ».
Cette élection municipale à Ribérac restera dans les mémoires comme un exemple de démocratie locale vivante, où chaque voix compte et où les débats, parfois vifs, reflètent l'engagement des citoyens pour l'avenir de leur commune.



