Rapport Alloncle : réactions vives et critiques unanimes
Rapport Alloncle : réactions vives et critiques

Suite à la publication du rapport sur l'audiovisuel public par le député UDR Charles Alloncle ce mardi 5 mai, les réactions et critiques ne se sont pas fait attendre. Ce document de 551 pages, qui dénonce une "crise" de l'audiovisuel public, pointe un manque de neutralité, des "biais militants" et des dérives administratives coûteuses. Il préconise 1 milliard d'euros d'économies et une restructuration lourde : suppression de France 4, fusion de France 2 et France 5, et regroupement des réseaux régionaux de France 3 et des stations ICI.

Une "occasion manquée" selon le Premier ministre

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a rapidement réagi sur X, qualifiant le rapport d'"occasion manquée" qui "passe malheureusement à côté de l'essentiel". Les travaux avaient été lancés à la demande de l'UDR, le petit parti d'Éric Ciotti allié du RN, après des accusations de proximité avec la gauche visant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen.

Des "biais militants" pointés par le rapporteur

Charles Alloncle affirme que l'audiovisuel public a "perdu le contact avec les attentes des Français" et illustre son propos par des exemples de "biais militants", d'"hostilité ciblée" envers le RN et d'"humour érigé en expression militante". Il dénonce également le désengagement des autorités de tutelle et de contrôle, visant l'État et la Cour des comptes.

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Un "affaiblissement historique" dénoncé

La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, a immédiatement réagi sur X, dénonçant un texte qui "prétend renforcer l'audiovisuel public en proposant son affaiblissement historique". Elle y voit une vision élitiste de la télévision publique, éloignée des familles et des publics populaires. Le président de la commission d'enquête, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), accuse Charles Alloncle de vouloir "préparer les esprits" à une privatisation, souhaitée par ses alliés du RN.

Des réactions politiques contrastées

Jordan Bardella, président du RN, a réaffirmé la promesse de "privatisation" si son parti arrive au pouvoir. Le député RN Sébastien Chenu estime que ce rapport est "le début du débat". À l'opposé, Mathilde Panot (LFI) juge nécessaire un audiovisuel public "indépendant, suffisamment doté et pluraliste". Charles Alloncle, critiqué pour ses méthodes qualifiées d'"inquisitoriales", espère traduire une partie de son rapport dans une proposition de loi, notamment sur les conflits d'intérêts, lors de la niche parlementaire de l'UDR le 25 juin.

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