Clémentine Autain, députée de la Seine-Saint-Denis et figure de la France insoumise, a annoncé ce samedi 11 juillet 2026 qu'elle renonçait à être candidate à l'élection présidentielle de 2027. Elle prend acte de l'échec de la primaire unitaire de la gauche, qui devait désigner un candidat commun pour la présidentielle.
Un échec annoncé
La primaire, qui devait réunir l'ensemble des forces de gauche (Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts, Parti communiste, France insoumise, Génération.s, etc.), n'a pas abouti. Les négociations ont buté sur les divergences stratégiques et programmatiques, en particulier sur la ligne à adopter vis-à-vis de la macronie et sur les alliances électorales.
Dans un communiqué, Clémentine Autain a déclaré : « Je prends acte de l'impossibilité de rassembler la gauche derrière une candidature unique. Dans ces conditions, je ne serai pas candidate. » Elle a appelé à « ne pas baisser les bras » et à « continuer le combat pour une gauche de rupture ».
Les réactions à gauche
Cette décision a suscité des réactions contrastées. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a salué « une décision responsable » tout en regrettant l'échec de l'unité. De son côté, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a estimé que « la gauche paie ses divisions historiques ».
Selon un sondage Ifop réalisé fin juin, 68 % des électeurs de gauche se disaient favorables à une candidature unique, mais les partis n'ont pas réussi à s'entendre sur le nom du candidat ni sur le programme.
Un paysage fragmenté
L'échec de la primaire ouvre la voie à une multiplication des candidatures à gauche. Outre Clémentine Autain, d'autres figures comme Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) ou encore Arnaud Montebourg (Génération.s) pourraient se lancer dans la course. Le risque est celui d'une dispersion des voix au premier tour, comme en 2022 où les candidats de gauche avaient totalisé environ 30 % des suffrages sans qu'aucun n'atteigne le second tour.
Clémentine Autain a précisé qu'elle continuerait à militer au sein de la France insoumise et à porter ses idées, notamment sur la justice sociale et la transition écologique.



