Ce jeudi, Emmanuel Grégoire recevra les représentants de 3775 parents qui ont demandé des actes sur le scandale qui concerne plus d'une centaine d'établissements de la capitale. Après la révélation du coup de filet, ce mercredi, de 16 animateurs du périscolaire d’une école du VIIe arrondissement de Paris, le conseil municipal s’annonçait pour le moins bouillant pour le maire (PS) de Paris. Ce mercredi, les questions d’actualité ont vu quatre groupes politiques interpeller le nouveau locataire de l’Hôtel de Ville et son adjointe en charge de la petite enfance, l’écologiste Anne-Claire Boux.
Une rupture de confiance avec l'école publique
L’extrême gravité du sujet ― qui se traduit par « une rupture évidente de confiance avec l’école publique », selon les mots de Grégoire ― a finalement donné place à des échanges étonnamment cordiaux entre les oppositions et le maire. « Beaucoup de vos mots auraient pu être les miens », a concédé le maire aux bancs politiques qui reprochaient à la municipalité de graves erreurs.
Sommée d’agir par l’opposition au Conseil de Paris après le choc des violences dans au moins 84 écoles maternelles parisiennes, la municipalité promet une refonte du périscolaire d’ici à la rentrée de septembre. Emmanuel Grégoire a annoncé un plan d'action en plusieurs points : recrutement renforcé d'animateurs qualifiés, contrôles systématiques des personnels, et mise en place d'un numéro vert pour signaler les incidents. L'objectif est de restaurer la confiance des parents et de garantir la sécurité des enfants dans les temps périscolaires.
L'opposition, tout en saluant les annonces, reste vigilante. « Nous attendons des actes concrets et un calendrier précis », a déclaré un élu du groupe Les Républicains. De leur côté, les associations de parents d'élèves se disent prêtes à collaborer avec la mairie pour co-construire cette réforme. La question du périscolaire, longtemps négligée, devient ainsi une priorité politique pour la nouvelle majorité municipale.



