Le groupe d'opposition Nous aimons Pau a publié une tribune dans laquelle il déplore l'attribution « particulièrement malvenue » du nom de l'ancien maire André Labarrère aux halles paloises, récemment rénovées sous la mandature de François Bayrou. Cette décision, prise par le successeur socialiste lointain de Labarrère, Jérôme Marbot, est jugée comme une « maladresse sans nom » par les signataires.
Un hommage contesté
À l'occasion du vingtième anniversaire de la mort d'André Labarrère, maire emblématique de Pau de 1971 à 2006, l'hommage rendu par Jérôme Marbot ne fait pas l'unanimité. Le groupe Nous aimons Pau, privé de son leader François Bayrou qui a choisi de ne pas siéger comme premier opposant, critique sévèrement ce choix politique. La tribune qualifie l'idée de « saugrenue particulièrement malvenue » et évoque « un hommage consensuel lamentablement plombé ».
Le projet phare de Bayrou
Les conseillers historiques de François Bayrou, dont Jean Lacoste, Éric Saubatte, Régis Laurand et Clarisse Johnson-Le Loher, rappellent que la renaissance du « ventre » de Pau est l'œuvre de leur champion. « Rebaptiser un équipement entièrement reconstruit sous la mandature de François Bayrou, ancien opposant politique d'André Labarrère, est d'une maladresse sans nom », écrivent-ils. Ils soulignent que le nom d'André Labarrère est déjà utilisé pour la médiathèque voisine, ce qui ajoute à l'incongruité.
Les opposants estiment que le lien entre Labarrère et les halles, via sa mère crémière, est « bien trop ténu pour être sincère ». Ils rappellent que la rénovation des halles a été un cheval de bataille de Bayrou, souvent critiqué par Marbot et l'opposition, notamment sur l'ouverture le dimanche.
Un débat annoncé vif
La droite et le centre notent que Bayrou lui-même avait prévu un moment de communion autour des vingt ans de la mort de Labarrère. Ils citent ses mots lors des obsèques en 2006 : « Tout était donc aligné pour faire des 20 ans de sa mort un temps fédérateur ». Face à la volonté de Marbot d'organiser un débat au conseil municipal, l'opposition prévient : « Va pour le débat, il sera vif ».



