L’ancienne ministre de la Transition écologique et députée Renaissance (EPR) du Pas-de-Calais, Agnès Pannier-Runacher, a vivement critiqué ce matin sur France Info le projet de loi d’urgence agricole, adopté la veille. Elle s’est abstenue lors du vote, dénonçant un « passage en force » du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes.
Une abstention qui en dit long
« On sème le désordre et on récoltera la colère », a-t-elle déclaré, avertissant que cette décision risquait de provoquer une forte opposition. Elle a qualifié l’approche de « déni de démocratie », notamment en raison de l’absence de vote sur les amendements liés aux pesticides.
Le débat sans fin sur les néonicotinoïdes
Les néonicotinoïdes, insecticides accusés d’être nocifs pour les pollinisateurs (abeilles en tête) et la biodiversité, font l’objet d’un débat récurrent entre impératifs agricoles (protection des cultures comme la betterave) et enjeux de santé publics et environnementaux. Agnès Pannier-Runacher a rappelé que le sujet « n’est pas blanc ou noir », tout en réaffirmant son opposition personnelle à leur réintroduction.
Un manque de vision à long terme
Elle a par ailleurs regretté l’absence de « vision » à long terme du ministère de l’Agriculture, appelant à des réponses structurelles plutôt que des mesures de court terme. Ce texte, présenté comme une réponse à la crise agricole, suscite des tensions au sein même de la majorité.
Réactions contrastées
Les associations environnementales y voient une régression, tandis que certains acteurs du monde agricole plaident pour des outils indispensables face aux menaces phytosanitaires. La polémique illustre les fractures persistantes sur la politique agricole française.



