Municipales 2026 à Nîmes : 2 000 personnes au dernier meeting de la gauche unie contre l'extrême droite
Nîmes : 2 000 personnes au meeting de la gauche contre l'extrême droite

Un rassemblement massif pour la gauche unie à Nîmes

Ce mercredi 18 mars 2026, en début de soirée sur l'Esplanade de Nîmes, près de 2 000 personnes se sont réunies pour assister au dernier meeting de la liste Nîmes en commun, menée par Vincent Bouget, tête de liste de la gauche unie sans LFI. Cet événement crucial intervient à quelques jours du second tour des élections municipales, programmé pour le dimanche suivant.

Des interventions citoyennes ciblant l'extrême droite

La particularité de cette soirée a résidé dans la place centrale accordée aux citoyens sur scène. Plusieurs intervenants ont directement ciblé l'extrême droite, arrivée en tête lors du premier tour dimanche dernier. Alexis Vandeventer, médecin généraliste exerçant dans un quartier populaire nîmois, a ouvert les discours en déclarant : "Nîmes a besoin de confiance, pas de divisions. Les idées de l'extrême droite reposent sur le rejet et dans mon métier cela n'a pas sa place. Je fais le choix de l'humain plutôt que de la peur."

D'autres citoyens engagés ont pris la parole pour dénoncer les pratiques de l'extrême droite. Luisa Benbouzid, membre d'une association de solidarité, a cité des exemples concrets de communes gérées par le Rassemblement national où l'électricité et le gaz ont été coupés au Secours populaire, et où la Ligue des droits de l'Homme a été mise en difficulté.

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Un appel à la mobilisation des quartiers

Sonia Benkirat, colistière de Nîmes en commun et habitante du quartier de Valdegour, a lancé un appel vibrant aux résidents des quartiers Politique de la Ville : "Allez voter au second tour pour Vincent Bouget pour montrer que nous sommes une force." Cet appel à la mobilisation électorale visait explicitement à contrer la montée de l'extrême droite dans la ville.

Le monde du sport et de la culture était également représenté. Patrick Fustier, supporter du collectif Sauvons Nîmes olympique, a affirmé : "L'extrême droite et le sport ne font pas bon ménage. Le sport rassemble." Des personnalités culturelles comme la chorégraphe Zéline Zonzon et Nadège Molines ont apporté leur soutien public à la liste de gauche.

La présence d'élus et les messages forts de la campagne

Parmi le public de près de 2 000 personnes se trouvaient plusieurs élus gardois de premier plan : le sénateur Denis Bouad, la présidente du Département du Gard Françoise Laurent-Perrigot, ainsi que Jean-Paul Boré, ancien candidat aux municipales de 2014 et militant pour la mémoire des Déportés.

Dans la dernière partie du meeting, Amal Couvreur, numéro 2 de la liste Nîmes en commun, a lancé des phrases chocs destinées à marquer les esprits : "Dimanche soir, ce sera l'espoir ou le déshonneur" et "l'abstention n'est pas neutre", soulignant que rien n'était encore joué pour le second tour.

Vincent Bouget a quant à lui parlé "d'un soulèvement dans les urnes" attendu au second tour. Il a défendu son programme municipal contre les attaques de ses concurrents, affirmant : "Ce n'est pas le projet d'un clan, pas celui de la division, mais un projet pour les Nîmoises et les Nîmois." Le candidat a également mis en avant l'importance de la concertation et du "travail de coopération" pour les futurs travaux du Ventre de Nîmes, un point apprécié par Raphaël Lafare, responsable des salariés des Halles de Nîmes.

Ce rassemblement final avant le scrutin décisif a ainsi permis à la gauche unie de Nîmes de montrer sa capacité à mobiliser et à porter un message d'unité face à la progression de l'extrême droite dans la ville. Les prochains jours diront si cette dynamique se traduira dans les urnes lors du second tour des municipales 2026.

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