Élu maire de La Croix-Valmer en mars dernier, Nicolas Patel, novice en politique, découvre les rouages de la gestion municipale. Ancien responsable de marché financier, il a quitté son emploi quelques jours après son élection pour se consacrer pleinement à sa commune. « J’étais inconnu au début de la campagne. Pour beaucoup, c’était impensable qu’un Parisien arrive à la tête du village », confie-t-il, désormais installé dans son bureau à l’hôtel de ville.
Un emploi du temps cadré dès l’aube
Depuis le 22 mars, Nicolas Patel réside à temps complet à La Croix-Valmer. Il se lève tôt, sans réveil, et arrive le premier à la mairie dès 7 h 30. Après avoir ouvert les volets, il se rend au café d’en face pour lire la presse et échanger avec les administrés. « Je profite de ces 15 minutes pour lire la presse, me renseigner sur l’actualité avant d’enchaîner les rendez-vous et les appels », explique-t-il. Deux matinées par semaine, il s’accorde une course ou une baignade près de Gigaro.
Les dossiers sensibles sur la table
Le successeur de Bernard Jobert a déjà plongé dans les dossiers les plus épineux. Quinze jours après son élection, il a dû gérer la fermeture temporaire du parking du train des Pignes pour mise aux normes. Les budgets ont été scrutés, ainsi que le projet « Cœur de ville », rebaptisé « Notre village, demain », qui prévoit 100 à 150 logements contre 240 initialement. « Ce mandat sera difficile car nous repartons sur une feuille blanche. Tout est à revoir, tant sur le plan des finances que sur l’urbanisme », priorise-t-il. « Nous sommes en train de recenser toutes nos dépenses et d’affiner les futurs projets qui continueront de dynamiser notre territoire. Nous devons être vigilants. Il faudra faire des choix et je serai parfois celui qui dira non. » Cette fermeté s’est déjà manifestée par l’annulation du festival des Anches, quelques jours après sa 29e édition.
La distance avec ses proches
Si Nicolas Patel est pleinement investi, il ressent l’absence de sa femme et de ses deux filles, restées à Paris. « Principalement le soir ou le dimanche après-midi quand je m’octroie un peu de temps pour moi », confie-t-il. Il a néanmoins trouvé un équilibre : « Quand elles viennent, c’est le seul moment où je laisse mon emploi du temps de côté pour souffler et profiter. »



