Nicolas Lacombe entame un quatrième mandat à la mairie de Nérac avec un score record
Sans surprise, l'édile a remporté les élections municipales lors du premier tour le 15 mars dernier. Figure incontournable de la commune, Nicolas Lacombe a repris ses fonctions ce vendredi 20 mars, pour un quatrième mandat, élu par le Conseil municipal de Nérac.
Un score historique et une participation satisfaisante
Vous remportez les élections avec 2 286 voix. Que pensez-vous de ce score ? C'est le meilleur depuis 2008. Gagner 400 voix par rapport à 2020, ça fait plaisir. Ça montre que notre rapport avec les Néracais est sain. La participation a presque atteint 51 %, c'est un nombre assez satisfaisant lorsqu'on sait qu'il n'y a eu qu'une seule liste, donc a priori peu d'enjeux.
Une liste unique et une approche pragmatique
C'est la première fois depuis 1935 que Nérac ne présente qu'une seule liste. Croyez-vous que votre succès dissuade les autres candidats ? Dissuade, non, je ne crois pas. La pureté idéologique, ça n'a jamais été trop mon truc. Notre liste est relativement ouverte politiquement, à l'exception évidemment du RN et de l'extrême gauche.
Depuis que j'ai quitté le PS en 2017, je ne suis plus adhérent à aucun parti et je crois que dans mon action, j'ai essayé de rassembler, en évitant de me montrer clivant sur des sujets qui ne le méritent pas. Pour des thèmes tels que la propriété dans la gestion des affaires de la commune, le racisme, l'homophobie, la discrimination, il faut une intransigeance absolue. Mais sur le reste, c'est le pragmatisme qui l'emporte.
Un changement d'adjoint et une nouvelle page
Patrice Dufau, votre premier adjoint et camarade de campagne, ne sera pas de la partie cette fois. Comment vivez-vous son départ ? Ça faisait trente et un ans que Patrice et moi étions élus ensemble. C'est une page importante qui se tourne avec, évidemment, l'excellent souvenir de la conquête de la commune et de sa gestion pendant dix-huit ans, avec une complicité qui ne s'est jamais délitée au fil des années.
On va en écrire une autre avec notamment Hugues David, qui le remplace. Je le connais bien, il est élu depuis 2020. Il s'est naturellement dessiné comme un premier adjoint potentiel dans la mesure où Patrice avait décidé d'arrêter.
Les défis financiers et la motivation du contact quotidien
Vous êtes maire depuis dix-huit ans. Comment vous projetez-vous dans votre carrière à venir ? Les dotations de l'État pour les collectivités vont probablement baisser au fil des années, à cause de la situation financière du pays. Donc pour l'instant, je ne me projette pas plus loin que mon mandat, qui sera probablement plus compliqué que les autres.
À titre personnel, qu'est-ce qui vous y motive ? Que ce soit avec les habitants, les associations, les commerçants, ou avec tous les acteurs locaux, ce contact quotidien me plaît. Quand je fais quelque chose et que ça marche, je le vois tout de suite. Et inversement. Le résultat immédiat dans l'action, c'est ça qui me motive. Je saurai que je devrai m'arrêter le jour où je ne supporterai plus les gens.
La double casquette : professeur des écoles et maire
Depuis 2008, vous continuez d'exercer votre métier de professeur des écoles. Comment conciliez-vous cette activité avec votre fonction ? Je suis à l'école tous les lundis et un jeudi sur trois devant ma classe. J'ai conservé mon poste depuis 2008. Mes élèves ont toujours quelques petites questions liées au mandat. Cette année, par exemple, on a fait une sortie scolaire à la mairie. Enseignant, c'est mon métier. Élu, ce n'est pas un métier, c'est une fonction.



