Municipales 2026 en Sud-Gironde : une fin de campagne électorale tendue dans trois communes
Municipales 2026 : campagne tendue en Sud-Gironde

Municipales 2026 en Sud-Gironde : une fin de campagne électorale tendue dans trois communes

Alors que seulement trois communes du Sud-Gironde, Cadillac, Barsac et Paillet, auront droit à un second tour pour les élections municipales de 2026, dimanche 22 mars, l'entre-deux-tours est particulièrement animé le long de la Garonne. Tous les candidats cherchent à faire la différence dans cette ultime ligne droite, où les enjeux locaux prennent une tournure parfois conflictuelle.

Paillet : Dominique Castet mise sur les abstentionnistes pour renverser la vapeur

À Paillet, village de 1 175 habitants avec 858 inscrits, Dominique Castet, arrivée deuxième avec 55 voix de retard sur Fabienne Hurmic, espère mobiliser les abstentionnistes pour gagner le second tour. Lors du premier tour, 30,40 % des habitants ne se sont pas rendus aux urnes, offrant une réserve potentielle de voix. « On est un petit village. Avec trois listes, aller chercher 50 voix n’est pas évident », reconnaît l'ancienne adjointe, qui a démissionné en 2024. Après une semaine de porte-à-porte intensif, elle affirme : « On en récupère pas mal ». Faute d'avoir convaincu Serge Arnaud, le troisième candidat, de fusionner, elle compte sur cette stratégie pour combler son retard.

Rappel des résultats du premier tour à Paillet : Fabienne Hurmic en tête avec 42,22 % (247 voix), suivie de Dominique Castet à 32,82 % (192 voix) et Serge Arnaud à 24,96 % (146 voix).

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Barsac : une campagne « pourrie » selon le maire sortant Dominique Cavaillols

À Barsac, où trois listes se sont qualifiées pour le second tour, l'ambiance est décrite comme « pourrie » par le maire sortant et candidat Dominique Cavaillols. Arrivé en tête avec 41,73 % des voix (434), il bénéficie d'une avance confortable sur Michel Garat (34,90 %, 363 voix) et Patrick Graszk (23,37 %, 243 voix). « Barsac, c’est OK Corral, tout est permis. Il y a de quoi déposer plainte pour diffamation », assène-t-il, bien qu'il ne pense « pas encore » à le faire.

Les attaques visent notamment la liste de Michel Garat, soutenue par l'ancien maire Philippe Meynard. Ce dernier a pointé la présence d'Adeline Renou, en 8e position sur la liste de Cavaillols, ancienne déléguée adjointe de la 9e circonscription de la Gironde pour le Rassemblement national. Adeline Renou a répliqué sur les réseaux sociaux : « Je n’ai aucune responsabilité dans le parti cité par certaines personnes bienveillantes à mon égard, pas plus de responsabilités que d’engagement », se réservant le droit de déposer plainte pour diffamation et harcèlement en cas de nouvelles attaques personnelles.

Dominique Cavaillols défend sa candidate : « À aucun moment je n’ai demandé la carte politique de qui que ce soit. On a de tout, et c’est représentatif de notre commune ». Jimmy Bourlieux, délégué départemental du Rassemblement national, a précisé au micro de TV7 : « Elle est certes adhérente, elle a certes été responsable il y a quelques mois mais actuellement, elle n’occupe aucune fonction dans l’organigramme du parti ».

Le maire sortant ajoute, avec ironie : « On a bien le droit de se tromper. J’ai bien été le premier adjoint de Philippe Meynard, qui aurait pu penser qu’il me trahirait ». Cette fin de campagne en Sud-Gironde illustre ainsi les tensions qui peuvent animer les scrutins locaux, où les enjeux personnels et politiques se mêlent étroitement.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale