Municipales 2026 à Mende : bilan des promesses de 2020 et réactions des candidats
Mende 2026 : bilan des promesses municipales de 2020

Municipales 2026 à Mende : le grand bilan du mandat écoulé

Alors que le dernier conseil municipal de l'équipe en place à Mende se tiendra jeudi 19 février 2026, et que les élections des 15 et 22 mars prochains porteront une nouvelle équipe à la tête de la ville, l'heure est venue de dresser un bilan exhaustif de la période qui s'achève. Pour ce faire, nous avons examiné en détail le programme que l'équipe IrrésistibleMende, menée initialement par Laurent Suau, avait porté lors de la campagne électorale de 2020, en sélectionnant 24 points significatifs.

Un mandat marqué par les crises et les changements

La mandature 2020-2026 a été particulièrement agitée. Elle a d'abord été impactée par la crise sanitaire du Covid-19, un épisode inédit qui a bouleversé le quotidien des Mendois et nécessité la mise en place de protocoles d'urgence. Ensuite, la tempête politique locale survenue en marge des élections législatives de 2024 a profondément modifié le paysage municipal.

La victoire de Sophie Pantel aux législatives a entraîné sa démission de la présidence du conseil départemental, fonction reprise par Laurent Suau, qui a donc dû quitter son poste de maire. C'est sa première adjointe, Régine Bourgade, qui a pris la succession. Cette dernière quittera à son tour l'arène politique en mars 2026, laissant la place à Stéphanie Maurin, jusqu'alors conseillère municipale déléguée aux écoles, pour défendre la succession. Fait notable : Laurent Suau figure en numéro 2 sur sa liste, en position de potentiel premier adjoint.

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Les réalisations concrètes du mandat

Parmi les projets qui ont été menés à bien, les plus visibles concernent l'aménagement urbain : l'achèvement des boulevards et de la place Charles-De-Gaulle devant l'hôtel de ville. Dans le domaine culturel, on peut citer l'extension du cinéma et l'ouverture du musée du Gévaudan. Le patrimoine et le tourisme ont également bénéficié de la réhabilitation de l'ermitage Saint-Privat et de la rénovation du village de vacances.

Concernant l'environnement et le cadre de vie, des actions ont été menées pour favoriser les mobilités douces, avec l'activation du schéma des mobilités et la création de voies partagées, notamment au Chapitre ou entre le centre-ville et les berges du Lot. La plaine d'aventure de Fontanilles a été aménagée avec un espace de street workout, et le quartier a obtenu le label Quartier prioritaire de la ville. L'installation de panneaux photovoltaïques sur les parkings municipaux a été mise à l'étude.

Les dossiers emblématiques et les échecs

Un dossier qui a suscité de nombreuses discussions est celui de la maison de santé pluriprofessionnelle, officiellement inaugurée le 13 janvier 2026. Après l'installation d'un laboratoire d'analyses, de kinésithérapeutes et de dentistes, un médecin généraliste doit s'y installer début mars.

En revanche, plusieurs projets n'ont pas abouti. L'installation d'entreprises sur le parc Jean-Antoine Chaptal (PRAE), porté par la Région depuis 2008, n'a toujours pas vu le jour. Le projet de zone commerciale et de loisirs au causse d'Auge, porté par la communauté de communes, a été retoqué par le Conseil d'État pour des raisons d'urbanisme. La création d'un stand de tir et d'une aire de jeux couverte en centre-ville est également restée lettre morte, deux points repris dans le programme de Stéphanie Maurin.

Sur le plan financier, la promesse d'abaisser la taxe foncière sous la barre des 30% a été tenue, avec un taux fixé à 29,97%.

Les réactions des candidats aux municipales

Stéphanie Maurin (Ensemble pour Mende) porte "un regard très optimiste sur ce bilan", estimant qu'"un grand nombre de choses ont été réalisées". Elle met en avant la rénovation des écoles, le musée du Gévaudan et l'extension du cinéma, tout en reconnaissant que l'attractivité de la ville reste un défi.

Emmanuelle Soulier (Juste Mende) est beaucoup plus critique : "C'est beaucoup de communication mais il ne se passe pas grand-chose. Ce qui a été fait n'a pas donné d'effet sur l'attractivité de la ville. C'est une catastrophe absolue pour le commerce."

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Patrice Saint-Léger (Choisissons Mende) pointe "un manque d'ambition dans le domaine économique", regrettant notamment l'échec du PRAE Chaptal. Il déplore aussi "des quartiers délaissés" et "un sentiment d'insécurité".

Hermelen Peris (À gauche toutes et tous) constate que "de nombreuses questions n'ont pas trouvé de réponse", citant la désertification médicale, l'accessibilité, la désertification du centre-ville et le manque de loisirs pour les jeunes.

Un bilan mitigé à l'aube d'un nouveau scrutin

Le bilan de ce mandat apparaît donc contrasté, avec des réalisations concrètes en matière d'aménagement et de culture, mais aussi des échecs significatifs dans le développement économique et commercial. La complexité de la répartition des compétences entre la commune et la communauté de communes, ainsi que le temps long nécessaire à la réalisation des projets, expliquent en partie ce tableau nuancé. Alors que les Mendois s'apprêtent à choisir leur nouvelle équipe municipale, ces éléments nourrissent déjà les débats de campagne.