La France insoumise (LFI) a vivement critiqué la municipalité socialiste de Strasbourg, l'accusant d'avoir cherché à faire obstacle à un meeting-concert de soutien à la Palestine prévu samedi 12 juin. L'événement, qui doit se tenir au parc de la Citadelle, réunira notamment le rappeur Médine, figure controversée mais populaire.
Un bras de fer politique
Selon les organisateurs, la mairie aurait tenté d'annuler l'événement en invoquant des motifs sécuritaires et logistiques. Les élus LFI dénoncent une censure politique et une atteinte à la liberté d'expression. Le député LFI du Bas-Rhin, Emmanuel Fernandes, a déclaré : « C'est une décision scandaleuse qui vise à museler les voix solidaires avec le peuple palestinien. »
La version de la mairie
De son côté, la maire socialiste Jeanne Barseghian a affirmé n'avoir « jamais interdit » l'événement, mais avoir demandé des garanties supplémentaires pour assurer la sécurité, notamment en raison du contexte tendu autour du conflit israélo-palestinien. Elle a précisé que la ville était prête à accompagner l'organisation si les conditions étaient respectées.
Un événement sous haute surveillance
Le meeting-concert, qui rassemble plusieurs associations pro-palestiniennes, se déroulera finalement comme prévu. Les forces de l'ordre seront déployées pour prévenir tout débordement. Médine, connu pour ses prises de position clivantes, doit interpréter ses morceaux engagés. Les organisateurs espèrent une forte affluence.
Cette polémique illustre les tensions persistantes autour des manifestations de soutien à la Palestine en France, souvent perçues comme sensibles par les autorités locales. LFI y voit une criminalisation de la solidarité avec les Palestiniens, tandis que la mairie invoque la nécessité de préserver l'ordre public.
Réactions politiques
- Le parti LFI a appelé à un rassemblement de soutien devant la mairie.
- Des élus écologistes ont exprimé leur compréhension des inquiétudes sécuritaires.
- La préfecture du Bas-Rhin assure suivre la situation de près.
Le meeting-concert de Strasbourg s'annonce comme un moment fort de la mobilisation propalestinienne en France, malgré les controverses.



