Maud Bregeon punie par Renaissance pour son soutien à Édouard Philippe
Maud Bregeon sanctionnée par Renaissance pour soutien à Philippe

La députée Renaissance Maud Bregeon a été officiellement exclue du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, une sanction directe pour son soutien affiché à Édouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027. Cette décision, annoncée ce lundi 1er juillet, marque un tournant dans la guerre interne au sein du parti présidentiel, où les fidélités se recomposent autour des ambitions pour 2027.

Un aller sans retour pour la députée des Hauts-de-Seine

Maud Bregeon, élue dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine, avait publiquement apporté son soutien à Édouard Philippe, ancien Premier ministre, lors de son meeting de lancement de campagne le 20 juin. Ce geste, perçu comme une trahison par la direction de Renaissance, a déclenché une procédure disciplinaire express. Selon une source proche du parti, « la décision a été prise à l'unanimité par le bureau exécutif, sans possibilité de recours ». Bregeon devient ainsi la première députée à être exclue pour ce motif, un signal fort envoyé aux autres élus tentés par un ralliement.

Les conséquences politiques d'une exclusion

Cette exclusion prive Maud Bregeon de son appartenance au groupe majoritaire à l'Assemblée nationale, ce qui entraîne une perte de moyens financiers et humains. Elle siégera désormais comme non-inscrite, un statut qui réduit son temps de parole et son accès aux postes clés. Pour Renaissance, cette sanction vise à maintenir la discipline avant les échéances électorales de 2027, mais elle pourrait aussi fragiliser la majorité, déjà mince. « C'est un aller sans retour », a commenté un cadre du parti, sous couvert d'anonymat. « Nous ne pouvons pas tolérer que des élus soutiennent un concurrent direct. »

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Un précédent qui inquiète

L'exclusion de Maud Bregeon intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les partisans d'Emmanuel Macron et ceux d'Édouard Philippe. Plusieurs députés auraient exprimé leur mécontentement en privé, mais aucun n'a encore franchi le pas publiquement. Selon un sondage récent, 34 % des sympathisants Renaissance se disent ouverts à un candidat autre que Macron pour 2027, ce qui alimente les spéculations. La porte-parole du parti, Prisca Thevenot, a justifié la décision : « Notre groupe repose sur la loyauté. Ceux qui ne la respectent pas en assument les conséquences. »

Un avenir politique incertain

Pour Maud Bregeon, l'avenir politique est désormais flou. Proche de l'aile droite de la majorité, elle pourrait tenter de rejoindre le groupe Horizons, fondé par Édouard Philippe, mais ce dernier n'a pas encore commenté l'affaire. En attendant, elle conserve son mandat de députée, mais son influence est réduite. Cette affaire illustre les fractures qui traversent Renaissance à l'approche de la présidentielle, où les ambitions personnelles prennent le pas sur la discipline collective.

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