BHL : « J’ai tant prédit la victoire de l’Ukraine »
BHL : « J’ai tant prédit la victoire de l’Ukraine »

Dans un entretien accordé au Point, le philosophe et écrivain Bernard-Henri Lévy (BHL) revient sur son soutien indéfectible à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe. Il affirme avoir « tant prédit la victoire de l’Ukraine » et justifie son optimisme par la résistance du peuple ukrainien et l’aide occidentale.

Un engagement précoce et constant

BHL rappelle qu’il s’est rendu en Ukraine dès les premiers jours du conflit, en février 2022, et qu’il a depuis multiplié les déplacements et les prises de position. Selon lui, la capacité de l’Ukraine à résister à l’armée russe était prévisible : « J’ai vu dans les yeux des Ukrainiens une détermination qui ne pouvait pas être brisée. »

Il cite notamment la bataille de Kiev, où les forces ukrainiennes ont repoussé l’offensive russe, comme un tournant. « Dès ce moment, j’ai su que l’Ukraine pouvait gagner, à condition que l’Occident tienne ses promesses d’aide militaire et financière. »

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Des prédictions controversées

Les déclarations de BHL ne font pas l’unanimité. Certains critiques lui reprochent un optimisme excessif face à une guerre qui s’enlise. Interrogé sur ce point, le philosophe répond : « Je ne suis pas un stratège militaire, mais un témoin engagé. Mon rôle est de dire ce que je vois et de soutenir ceux qui se battent pour leur liberté. »

Il admet toutefois que la contre-offensive ukrainienne de 2023 n’a pas produit les résultats escomptés. « Les choses sont plus difficiles que prévu, mais la victoire reste possible. Il ne faut pas céder au défaitisme. »

Le rôle de l’intellectuel dans la guerre

BHL défend son rôle d’intellectuel engagé, qu’il compare à celui de ses prédécesseurs comme Sartre ou Camus. « Dans un conflit où la vérité est la première victime, il est essentiel que des voix libres s’élèvent. »

Il dénonce également la propagande russe et ce qu’il appelle la « complaisance » de certains médias et politiques occidentaux. « Il y a une fatigue de la guerre en Occident, je le sens. Mais abandonner l’Ukraine serait une faute morale et stratégique. »

Un appel à la mobilisation

Le philosophe appelle les démocraties à intensifier leur soutien, notamment en livrant des armes lourdes et en accélérant l’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne. « Chaque jour de retard coûte des vies. Nous devons agir maintenant. »

Il conclut en réaffirmant sa conviction : « L’Ukraine gagnera parce qu’elle se bat pour une cause juste. Et parce que, comme je l’ai toujours dit, la liberté finit par triompher. »

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