Le nouveau maire de Villeneuve-sur-Lot quitte l'Assemblée nationale après deux ans de mandat
Depuis ce lundi 20 avril à minuit, le nouveau maire de Villeneuve-sur-Lot a officiellement quitté l'Assemblée nationale pour laisser son siège à sa suppléante, Émeline Rey. Au lendemain de son départ, il revient en détail sur ces deux années de mandat national, partageant ses réflexions et ses accomplissements.
Un sentiment de satisfaction malgré un mandat court
Interrogé sur ses premières sensations après la fin de son mandat de député, il exprime clairement un sentiment de satisfaction du travail accompli. « Ça a été deux ans d'engagement plein et entier », confie-t-il. Bien que le mandat ait été court, il estime, avec du recul, avoir été un député utile, hyper engagé au service de sa circonscription et du Lot-et-Garonne. Il a réussi à faire entendre, d'une manière assez forte, la voix des territoires ruraux, un point dont il se montre particulièrement fier.
Les dossiers phares de son mandat
Parmi les dossiers sur lesquels il a travaillé, plusieurs lui tiennent particulièrement à cœur :
- Le combat pour les agriculteurs : Il a pris des positions pas faciles pour essayer de faire comprendre à l'Assemblée la nécessité d'une souveraineté alimentaire.
- La simplification économique : La dernière loi votée durant son mandat, qu'il décrit comme symbolique, a été son plus gros chantier. Il a passé énormément de temps en commission, y consacrant des nuits, des jours et des heures pour la voir aboutir.
- Le e-commerce : Une loi qui a fait du bruit, bien qu'il reconnaisse que c'est un premier pas et que l'Europe devra s'en saisir pour qu'elle devienne efficace.
Mais ce dont il est le plus fier, c'est d'avoir réussi en deux ans à s'installer dans le paysage de l'Assemblée. « Aujourd'hui, je suis persuadé que si vous interrogez pas mal de députés, ils savent où est le Lot-et-Garonne et Villeneuve-sur-Lot et qu'il faut se battre pour les noisettes », déclare-t-il, soulignant ainsi sa contribution à la visibilité de sa région.
Une adaptation réussie dans une assemblée sans majorité
À son arrivée, il n'a pas craint d'être noyé dans la masse d'une assemblée sans majorité. Au contraire, cela lui allait bien. « Je pense que j'aurais été un député triste d'être au milieu d'un grand groupe politique majoritaire où il fallait chaque fois voter ce que le groupe disait », explique-t-il. Il a eu la chance de tomber dans un groupe avec une vision stratégique et d'arriver à s'y faire une place, ce qui a renforcé son engagement.
Un regret et des perspectives d'avenir
Son seul regret éventuel est de ne pas avoir fait comprendre qu'une nouvelle loi sur le cumul des mandats aurait été utile sur certaines fonctions. Il reste persuadé qu'être député et maire a une cohérence, tout comme président de Conseil départemental et maire.
Maintenant qu'il est redevenu maire de Villeneuve-sur-Lot, il voit dans son expérience de député un avantage majeur pour la bastide. Le réseau qu'il s'est créé est inestimable. En s'engageant sur de nombreux dossiers, il a eu la chance de rencontrer plusieurs ministres et d'évoquer des sujets cruciaux pour la ville. Ces contacts sont extrêmement importants et ne se sont pas arrêtés avec la fin de son mandat.
« Avoir un contact direct avec Paris, ça aide », insiste-t-il. Que ce soit lors de rendez-vous avec le ministère du Transport pour évoquer la RN 21 ou avec le ministère de l'Industrie pour parler de l'extension de la zone de l'Agropole, ces interactions font une différence significative. Enfin, il note que l'homme a changé : il n'est plus le même qu'il y a trois ans et aura sûrement une autre manière de gérer la Ville, enrichi par cette expérience nationale.



