Enfin, les ennuis commencent. En ce printemps 2025, Bruno Retailleau consulte. Le Vendéen, tout juste élu président des Républicains (LR), cherche à comprendre les subtilités de sa famille politique, si souvent déchirée par les haines. Les rendez-vous se succèdent à Beauvau. La mécanique de l'ex-UMP est disséquée, comme ses hommes. À un cadre, il lance un jour : « J'aimerais comprendre. Pourquoi ne vous entendez-vous pas avec François-Xavier Bellamy ? » « Car il joue trop perso », réplique l'élu, proche du Vendéen. Il n'est pas le seul à le critiquer.
Un député qui fâche
À 40 ans, le Versaillais s'est dégoté une sacrée brochette de détracteurs. Il y a ces députés, horripilés par ses appels à la censure du gouvernement Lecornu. Ces chiraquiens, qui décèlent en l'élu conservateur un promoteur de l'union des droites. Symbole des tiraillements de LR, la grogne gagne même certains fidèles de Bruno Retailleau, agacés par son influence auprès du chef.
Un Raspoutine imberbe ?
Bellamy, un Raspoutine imberbe au service de l'extrême droite ? Un intrigant dissimulé derrière ses bonnes manières ? Plutôt un symbole des tiraillements d'un parti en crise existentielle. Une formation envenimée par le poison du soupçon, dans laquelle chacun s'observe en chien de faïence à l'aube de l'élection présidentielle.



