Jérôme Guedj candidat à la présidentielle : la revanche d'un électron libre
Jérôme Guedj candidat à la présidentielle : la revanche d'un libre

Le député socialiste de l'Essonne, Jérôme Guedj, a officialisé ce mardi sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Dans un entretien accordé au Point, il se présente comme un « électron libre » de la gauche, revendiquant une démarche hors des appareils politiques traditionnels.

Une candidature hors des sentiers battus

Jérôme Guedj, 52 ans, affirme vouloir incarner une alternative au sein de la gauche, qu'il juge trop fragmentée. « Je suis candidat à l'élection présidentielle parce que je crois qu'il est possible de rassembler la gauche au-delà des clivages actuels », déclare-t-il. Il précise que sa candidature n'est pas une « opération de témoignage » mais une véritable « offre politique ».

L'élu de l'Essonne critique la « verticalité » des partis et appelle à une « démocratie participative » renouvelée. Il se dit « libre de tout mandat national autre que celui de député, libre de toute fonction dans un parti, libre de tout courant interne ». Selon lui, cette indépendance lui permet de « parler à tous les Français, pas seulement aux militants socialistes ».

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Un parcours politique singulier

Ancien président du conseil général de l'Essonne (2011-2015), Jérôme Guedj a été élu député en 2022 dans la première circonscription de l'Essonne. Il est connu pour ses positions critiques envers la ligne officielle du Parti socialiste, notamment sur la loi travail ou la réforme des retraites. Il a également été rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur les « bébés congelés » de l'Institut de médecine légale de Paris.

Sa candidature intervient dans un contexte de recomposition de la gauche, alors que le Parti socialiste cherche à se repositionner après l'échec de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Guedj estime que « la gauche doit retrouver une parole audible et crédible, loin des postures et des querelles de personnes ».

Les réactions dans le paysage politique

Cette annonce suscite des réactions contrastées. Au sein du PS, certains saluent une « initiative courageuse », tandis que d'autres y voient une « dispersion inutile » des forces de gauche. Un cadre du parti, sous couvert d'anonymat, confie au Point : « Jérôme est un homme sincère, mais sa candidature risque de diviser davantage une gauche déjà affaiblie. »

À droite, l'entourage du président de la République, Emmanuel Macron, n'a pas commenté cette annonce. Les autres candidats potentiels de la gauche, comme Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Faure, n'ont pas réagi officiellement. Guedj, lui, assure qu'il ne « se retire pas » et qu'il « ira jusqu'au bout » de sa démarche.

Un programme en construction

Le député socialiste promet de détailler son programme dans les prochaines semaines, avec des priorités axées sur la justice sociale, la transition écologique et la démocratie participative. Il affirme vouloir « remettre l'humain au cœur de la politique » et « lutter contre les inégalités qui fracturent la société française ».

Il précise que sa candidature ne dépend pas d'une éventuelle primaire à gauche, mais qu'il est « ouvert au dialogue » avec toutes les forces progressistes. « Je ne suis pas candidat contre quelqu'un, mais pour quelque chose », conclut-il. Jérôme Guedj devra désormais réunir les 500 parrainages d'élus nécessaires pour être officiellement candidat à l'élection présidentielle de 2027.

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