Rochefort : Hervé Blanché réélu maire avec une large majorité et une équipe renouvelée
Hervé Blanché réélu maire de Rochefort avec 63% des voix

Rochefort inaugure sa nouvelle mandature avec la réélection d'Hervé Blanché

Le premier conseil municipal de la mandature, toujours un événement un brin people, s'est tenu ce vendredi 20 mars à Rochefort. La séance avait pour principal objet l'élection du maire, suite au scrutin du 15 mars. Sans surprise, le sortant Hervé Blanché (Les Républicains) a été réélu avec une confortable majorité de 63,04% des voix. « Le gagnant est… Hervé Blanché ! » aurait presque pu être l'ouverture de cette séance protocolaire.

Une opposition élégante et un scrutin sans suspense

La victoire du maire sortant était tellement nette que même son principal opposant, Fabrice Vergnier (Parti Socialiste, 20,69% des voix), a renoncé à se présenter au vote du conseil. « Pour ne pas transformer ce conseil en cirque médiatique », a-t-il expliqué, respectant ainsi une coutume parfois observée dans ce genre de configuration. Romain Monroux, l'autre candidat de l'opposition, a également félicité le vainqueur.

Une équipe municipale largement reconduite

Pour son troisième mandat, Hervé Blanché a choisi la continuité en reconduisant l'essentiel de son équipe rapprochée. Neuf adjoints ont été nommés, dans l'ordre suivant :

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  1. Caroline Campodarve (Culture, Ressources Humaines)
  2. Alain Giorgis (Sécurité)
  3. Isabelle Gireaud (Égalité, Solidarité, Affaires sociales)
  4. Jacques Jaulin (Finances)
  5. Sophie Cousty (Enfance, Affaires scolaires)
  6. Jean-Marie Le Bras (Port de plaisance, Sport)
  7. Nathalie Andrieu (Administration générale, Intergénérationnel)
  8. Jean-Noël Cifoni (Travaux, Voirie, Marchés, Commerces)
  9. Christèle Morin (Démocratie locale, Propreté, Espaces verts)

Le seul véritable nouveau visage est celui de Jean-Noël Cifoni, qui devient 8e adjoint. Il reprend la délégation de Gérard Pons, qui a mis fin à sa carrière municipale mais était présent dans la salle pour cette séance d'installation. C'est Jean-Marie Le Bras, doyen de l'assemblée, qui a eu l'honneur de remettre l'écharpe tricolore au tout nouveau maire, lequel a ensuite ceint Jean-Noël Cifoni de son écharpe d'adjoint.

Six conseillers délégués complètent l'organigramme

Le maire a également désigné six conseillers municipaux délégués pour des missions spécifiques :

  • Didier Cannioux (Animations)
  • Séverine Parthenay (Tourisme, Camping)
  • Bruno Dutreix (Habitat social)
  • Dimitri Buisson (Jeunesse)
  • Thierry Lesauvage (Urbanisme)
  • Gérald Vianey (Équipements sportifs)

Un discours d'investiture tourné vers l'avenir et le dialogue

« J'aborde ce troisième chapitre avec la même passion, malgré des cheveux blancs maintenant », a déclaré Hervé Blanché dans son discours d'investiture. Il a souligné que « les Rochefortais ne nous ont pas signé un chèque en blanc pour six ans, mais ont choisi des élus expérimentés pour poursuivre la modernisation et l'adaptation de la ville ». Fair-play, il a remercié les anciens élus, y compris ceux de l'opposition comme Rémi Letrou, ainsi que tous les agents municipaux, affirmant : « On est une équipe. »

Les vœux de l'opposition pour une mandature constructive

Les deux opposants, Romain Monroux et Fabrice Vergnier, ont fait preuve d'élégance en félicitant le maire. Le premier a exprimé l'espoir d'« une entente constructive et cordiale pour gérer la ville », tandis que le second a souhaité que « la majorité laisse la place à l'opposition pour jouer son rôle ». Hervé Blanché, qui se souvient avoir été dans l'opposition, a répondu : « Je suis pour le contradictoire, cela permet la vigilance et j'espère aussi qu'on pourra collaborer. »

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Première question diverse : l'avenir incertain du centre social du Petit-Marseille

Fabrice Vergnier a saisi l'occasion pour poser la première question diverse de la mandature, concernant l'avenir du centre social du Petit-Marseille, géré par l'Association d'animation populaire interquartiers (Aapiq). Cette association, en redressement judiciaire, a obtenu du tribunal le 11 mars un délai supplémentaire de six mois d'observation. Le maire a précisé que « le tribunal a accordé jusqu'au 9 septembre pour que l'Aapiq remette une offre ou qu'un repreneur se présente ». Il a assuré qu'« il n'y a pas de rupture, tous les services continuent », tout en reconnaissant que l'issue, entre cession et liquidation, reste incertaine.