Le comité Habitants Barnier-Crozes-Pielles, qui intègre désormais les Hauts de Frontignan, a fait le point sur ses actions et revendications lors d'une réunion plénière tenue le 2 juillet. Malgré des difficultés de mobilisation, le comité continue de porter des dossiers clés pour le quartier.
Une mobilisation en demi-teinte
Contrairement à d'autres comités Habitants de la ville, celui du Barnier-Crozes-Pielles peine à attirer du monde. « Chaque secteur avait son propre comité de quartier, déjà grand. En les regroupant, beaucoup d’habitants ont du mal à se sentir concernés. Nos réunions rassemblent de fait peu de monde », explique Dominique Gabet, animatrice du comité. Pour y remédier, le comité propose d'éditer un nouveau document pédagogique à distribuer dans toutes les boîtes aux lettres du quartier, afin d'expliquer son rôle et de faciliter la remontée des problématiques et projets à la municipalité.
La rue du Soufre, point noir du quartier
Le dossier le plus urgent reste la rue du Soufre, dont le trafic a fortement augmenté avec la construction de la ZAC des Pielles. Les habitants dénoncent une voirie très dégradée, des inondations à la moindre pluie, une absence de cheminement piéton et une vitesse excessive. « Cela fait dix ans qu’on la demande. La mairie nous répond que c’est une de ses priorités, mais que ce ne sera pas programmé cette année, faute de financements. Aucune date ne nous a été donnée. Les habitants souhaitent une réalisation en 2027 », indique Dominique Gabet.
Vitesse excessive : des ralentisseurs réclamés
Le boulevard des Républicains espagnols et l’avenue des Justes sont devenus dangereux pour les piétons en raison de la vitesse excessive des automobilistes et de rodéos nocturnes. Des dos-d’âne installés boulevard des Républicains espagnols ont été retirés après une pétition de riverains gênés par le bruit. Le comité réclame leur réintroduction en ciment pour limiter les nuisances sonores. « Cela fait neuf ans que ça dure. Tant qu’il n’y aura pas de ralentisseurs, on n’arrivera pas à réduire la vitesse », déplore Joël Brosse, riverain et membre du comité. La demande d’installation d’un plateau ralentisseur à la sortie du Netto n’a pas abouti en raison de son coût. « Moi, j’appelle ça, botter en touche », commente-t-il. La suppression promise de deux places de stationnement gênant la visibilité à la sortie du Netto est également restée lettre morte.
Végétalisation et aménagements
La grande place devant la médiathèque est jugée trop minérale, avec des bancs exposés au soleil et une végétalisation insuffisante. « Nous avons proposé d’installer des bancs en bois autour des arbres, comme cela se fait dans d’autres villes », indique Dominique Gabet. Le comité a également suggéré d’installer le parc pour enfants, initialement prévu à côté du centre d’audition, en bout du parking. La proposition est à l’étude. « Le point positif, c’est que nous avons une très belle médiathèque, un vrai plus pour le quartier », tempère-t-elle.
Des petites victoires et des attentes
Parmi les projets aboutis, le comité cite la fête du printemps, celle du quartier, et la mise en place prochainement d’une navette pour les habitants des Hauts de Frontignan. Pour la suite, le comité espère être davantage associé, en amont, aux décisions municipales concernant son quartier, plutôt que d’être consulté une fois les choix arrêtés.



