Le gouvernement a présenté ses excuses aux lanceurs d'alerte sur le climat, reconnaissant qu'ils ont été injustement traités pour avoir eu raison trop tôt. Cette déclaration a été faite par la ministre de la Transition écologique, qui a admis que les alertes lancées depuis des décennies étaient fondées.
Un mea culpa historique
Lors d'une conférence de presse, la ministre a déclaré : « Nous devons reconnaître que nous avons trop souvent ignoré ceux qui nous avertissaient des dangers climatiques. Ils ont été traités de catastrophistes, alors qu'ils étaient simplement lucides. » Selon elle, 87 % des alertes émises entre 1990 et 2020 se sont avérées exactes, selon une étude interne.
Les associations écologistes ont salué cette reconnaissance, tout en la jugeant tardive. « C'est une première étape, mais les conséquences de cette inaction sont immenses », a réagi le porte-parole de Greenpeace France.
Les lanceurs d'alerte enfin écoutés
Parmi les figures emblématiques, le climatologue Jean-Marc Jancovici a souligné que « ce mea culpa est symbolique, mais il doit être suivi d'actions concrètes ». Le gouvernement a promis de renforcer la protection juridique des lanceurs d'alerte et de créer un fonds d'indemnisation pour ceux qui ont subi des représailles.
Selon un sondage, 72 % des Français estiment que les lanceurs d'alerte ont été injustement traités. Cette affaire relance le débat sur la place de la science dans la décision politique.
Quelles suites ?
Le gouvernement prévoit de présenter un projet de loi pour améliorer la prise en compte des alertes scientifiques. Les détails seront dévoilés dans les prochains mois. En attendant, les associations appellent à une mobilisation citoyenne pour maintenir la pression.



