Bourj al-Chemali enterre ses morts de la guerre au Sud-Liban
Bourj al-Chemali enterre ses morts de la guerre

Le camp palestinien de Bourj al-Chemali, situé dans le sud du Liban, a rendu un dernier hommage à ses morts de la guerre. Au moins 200 habitants du camp ont perdu la vie dans les affrontements qui ont secoué la région. Les funérailles collectives ont eu lieu sous une tente dressée au cœur du camp, où des dizaines de corps ont été inhumés.

Un bilan humain lourd

Selon les autorités locales, le camp de Bourj al-Chemali a été l'une des zones les plus touchées par les combats. Les frappes aériennes et les tirs d'artillerie ont détruit des centaines de maisons, laissant des milliers de personnes sans abri. « Nous avons perdu des familles entières, des enfants, des femmes », témoigne Ahmed, un habitant du camp. Le nombre exact de victimes reste difficile à établir en raison de l'effondrement des infrastructures.

Les équipes de secours continuent de fouiller les décombres pour retrouver des corps. « Il y a encore des disparus sous les ruines », explique un volontaire de la protection civile. La guerre a également provoqué un exode massif : près de 10 000 personnes ont fui le camp vers d'autres régions du Liban.

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Un camp déjà fragilisé

Bourj al-Chemali est l'un des douze camps officiels de réfugiés palestiniens au Liban. Créé en 1948, il abrite environ 20 000 personnes, vivant dans des conditions précaires. Avant la guerre, le camp souffrait déjà d'un manque d'infrastructures et d'un taux de chômage élevé. « La guerre a tout détruit, même l'espoir », déplore Fatima, une mère de trois enfants.

Les organisations humanitaires, comme l'UNRWA, peinent à acheminer l'aide en raison de l'insécurité. « Nous avons besoin d'un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'accès aux populations civiles », a déclaré un porte-parole de l'agence onusienne. Les hôpitaux de fortune manquent de médicaments et de matériel chirurgical.

Un impact régional

Ce conflit s'inscrit dans un contexte plus large de tensions au Proche-Orient. Le sud du Liban est régulièrement le théâtre d'affrontements entre groupes armés et forces israéliennes. Les camps palestiniens, souvent pris pour cible, subissent des conséquences disproportionnées. « Nous sommes des boucliers humains involontaires », dénonce un responsable local.

La communauté internationale appelle à une désescalade, mais les initiatives diplomatiques peinent à aboutir. L'ONU a condamné les violences et réclamé une enquête sur les atteintes au droit international humanitaire. En attendant, les habitants de Bourj al-Chemali enterrent leurs morts et tentent de survivre.

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