Le gouvernement français, après avoir franchi l'étape cruciale du budget, se tourne désormais vers plusieurs chantiers législatifs majeurs. Parmi ceux-ci figurent la question de la fin de vie, l'armement de la police municipale et d'autres réformes structurelles. Selon des sources gouvernementales, ces dossiers étaient en attente et vont maintenant être accélérés.
Le projet de loi sur la fin de vie
Le projet de loi sur la fin de vie, qui prévoit une évolution vers une aide active à mourir sous conditions, est l'un des textes les plus attendus. Il devrait être présenté en conseil des ministres d'ici la fin du premier semestre 2024. Le gouvernement souhaite ouvrir un débat large, incluant les professionnels de santé et les citoyens. Selon le Premier ministre, ce texte vise à "offrir une liberté nouvelle aux personnes en fin de vie tout en encadrant strictement les pratiques".
L'armement de la police municipale
Un autre dossier brûlant concerne l'armement des polices municipales. Le gouvernement entend généraliser l'autorisation de port d'arme pour les agents municipaux, une mesure réclamée par de nombreux maires. Actuellement, environ 60 % des polices municipales sont déjà armées, mais le cadre légal varie selon les communes. Le ministre de l'Intérieur a annoncé une harmonisation des règles pour renforcer la sécurité des agents et des citoyens.
Les autres chantiers prioritaires
Au-delà de ces deux sujets, le gouvernement doit aussi traiter de la réforme des retraites, dont l'application continue de susciter des tensions. Par ailleurs, le projet de loi sur l'immigration, qui a été repoussé, devrait revenir sur le devant de la scène. Selon un proche du président, "le calendrier parlementaire est chargé, mais nous sommes déterminés à avancer sur tous ces fronts".
Un contexte politique tendu
Ces réformes interviennent dans un climat politique marqué par l'absence de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le gouvernement devra donc négocier avec les différents groupes parlementaires pour faire passer ses textes. Le recours à l'article 49.3 n'est pas exclu pour les textes les plus sensibles, comme cela a été le cas pour le budget.



