Détroit d'Ormuz : Trump revient sur son idée de péage en 24 heures
Trump revient sur son idée de péage à Ormuz en 24h

Un revirement spectaculaire de Donald Trump

Le président américain Donald Trump a une fois de plus changé d'avis sur le détroit d'Ormuz. Après avoir annoncé vouloir instaurer un péage de 20 % sur la valeur des cargaisons transitant par ce passage stratégique, il a fait marche arrière en moins de 24 heures. Cette décision, révélée lors d'une interview sur Fox News et sur Truth Social, visait à faire payer les navires pour la protection américaine, une idée qualifiée d'illégale par de nombreux experts.

Une proposition contraire au droit international

Selon plusieurs analystes maritimes cités par CBS News, un tel péage aurait violé la Convention de 1982 sur le droit de la mer. Le secrétaire d'État Marco Rubio avait lui-même déclaré en juin qu'"aucun pays n'est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale". Le politologue Mark Meirowitz, du Maritime College de l'Université d'État de New York, a souligné auprès de PolitiFact que les États-Unis ne sont pas "géographiquement limitrophes du détroit d'Ormuz", rendant cette prétention encore plus fragile.

Pression des alliés du Golfe

CNN a rapporté que les dirigeants des alliés du Golfe ont frénétiquement tenté de joindre Trump pour le dissuader de cette idée. Les services de la Maison Blanche ont été pris de court par cette annonce, selon le média. Finalement, Trump a renoncé, déclarant vouloir plutôt "des accords commerciaux et d'investissements" avec les pays du Golfe, justifiant ce changement par "des échanges très fructueux avec les dirigeants du Moyen-Orient".

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Un contexte de tensions accrues

Cette annonce intervient alors que les tensions entre l'Iran et les États-Unis sont à leur comble. L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, entraînant une réponse américaine avec un blocus naval des ports iraniens, ce qui a fait grimper les prix du pétrole, comme l'a rapporté le New York Times. Washington a frappé le sol iranien pour la quatrième nuit consécutive, tandis que Téhéran a ciblé des sites américains au Bahreïn, en Jordanie et au Koweït. Trump a menacé de s'attaquer aux centrales électriques iraniennes si Téhéran ne négocie pas, déclarant sur Fox News : "La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux."

Le plan de paix remis en cause

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a estimé que le protocole de paix signé le 17 juin entre les deux parties avait été "démantelé" par les États-Unis. Ce revirement de Trump, qualifié de "TACO Tuesday" (Trump always chicken's out) par les médias américains, illustre une nouvelle fois l'instabilité de la politique étrangère américaine.

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