Fin de vie : Olivier Falorni, le militant infatigable d'une loi historique
Fin de vie : Olivier Falorni, militant d'une loi historique

Le député MoDem de Charente-Maritime, Olivier Falorni, est l'un des principaux artisans de la loi sur la fin de vie, adoptée définitivement par le Parlement le 14 juillet 2024. Dans un entretien accordé à Libération, il confie son sentiment du devoir accompli après des années de combat parlementaire.

Un parcours semé d'obstacles

Olivier Falorni a déposé sa première proposition de loi sur la fin de vie en 2016. Depuis, il n'a cessé de batailler pour faire avancer le texte, malgré les réticences et les oppositions. Il a notamment dû faire face à l'opposition de la droite et de certains membres de la majorité, qui jugeaient le texte trop libéral. Selon lui, ce sont les citoyens qui ont fait bouger les lignes : "Les Français sont en avance sur leurs élus sur ce sujet. Les sondages le montrent depuis des années."

Une loi historique

La loi, promulguée le 15 juillet 2024, ouvre la possibilité pour les patients en phase terminale de demander une aide active à mourir, sous conditions strictes. Elle prévoit un parcours médicalisé, avec une équipe pluridisciplinaire, et un délai de réflexion de 15 jours. Le texte a été adopté par 345 voix contre 215 à l'Assemblée nationale. Selon un sondage Ifop de juin 2024, 76% des Français se déclaraient favorables à une telle loi.

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Un combat personnel

Pour Olivier Falorni, ce combat est aussi personnel. Il raconte avoir été marqué par la mort de son père, atteint d'un cancer, qui a souffert en fin de vie. "Je me suis dit qu'il fallait que les choses changent. Personne ne devrait souffrir inutilement." Il rend hommage à tous ceux qui ont contribué à l'adoption de la loi, notamment les associations de patients et les soignants.

Les prochaines étapes

La loi entrera en vigueur dans un an, le temps de mettre en place les structures nécessaires. Olivier Falorni se dit vigilant sur l'application du texte : "Il faudra former les médecins, informer les patients, et s'assurer que personne n'exerce de pression sur les personnes vulnérables." Il espère que cette loi inspirera d'autres pays, et que la France deviendra un modèle en matière de fin de vie.

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