Un transfuge qui a fait basculer la campagne
En 2007, Eric Besson était un proche de Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle. Pourtant, en pleine campagne, il a claqué la porte pour rejoindre Nicolas Sarkozy, un geste qui a marqué les esprits. Dans son livre "Le traître et le néant", paru aux éditions de l'Observatoire, il revient sur ce choix et ses conséquences.
Besson explique avoir été séduit par le projet de l'UMP, mais aussi déçu par le manque de professionnalisme de l'équipe Royal. "Je pensais que Ségolène Royal n'était pas prête à gouverner", confie-t-il. Sa défection a été perçue comme une trahison par ses anciens camarades.
Les dessous d'une décision controversée
Dans son ouvrage, Eric Besson détaille les circonstances de son ralliement. Il affirme avoir été contacté par des émissaires de Sarkozy, qui lui ont promis un poste important en cas de victoire. Effectivement, après l'élection, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques.
Besson assume son choix, mais reconnaît avoir été maladroit dans la forme. "J'aurais dû annoncer mon départ plus tôt et avec plus de respect", admet-il. Il assure néanmoins ne pas regretter d'avoir soutenu Sarkozy, qu'il considère comme un "grand président".
Un livre qui relance les polémiques
La publication de ce livre a ravivé les tensions au sein du Parti socialiste. Plusieurs figures, comme Jean-Luc Mélenchon, ont critiqué Besson, l'accusant de "trahison" et de "cynisme". Royal elle-même n'a pas commenté, mais ses proches dénoncent un "règlement de comptes".
Malgré les critiques, Besson assume son parcours. Il affirme que son livre n'est pas une attaque contre Royal, mais une réflexion sur les coulisses du pouvoir. "Je voulais montrer comment se prennent les décisions en politique", explique-t-il. Un témoignage qui, à coup sûr, fera débat.



