Démission de Salvador Ruiz à Clermont-l'Hérault : Rosemay Crémieux prend sa succession
Salvador Ruiz, candidat malheureux aux deux dernières élections municipales de 2020 et 2026, a annoncé sa démission de ses fonctions de conseiller municipal d'opposition et d'élu communautaire. Cette décision, effective immédiatement, a été confirmée par le maire Gerard Bessière lors de l'ouverture du conseil municipal du mercredi 8 avril 2026.
Succession et réorganisation politique
Conformément aux règles établies, Rosemay Crémieux succède à Salvador Ruiz sur le siège communal. Ancienne colistière de Gérard Bessière lors du mandat précédent, elle avait rejoint Claude Blahot Poncé en mars 2026, avant la fusion de sa liste avec celle de Salvador Ruiz. Par ailleurs, Patrick Javourey, en troisième position sur la liste de fusion, rejoint Claude Blahot Poncé aux fonctions de conseiller communautaire, marquant une réorganisation significative au sein de l'assemblée.
Vote unanime sur les indemnités des élus
Lors de ce même conseil, les élus ont voté à l'unanimité la fixation des indemnités dans le cadre de l'enveloppe globale, avec l'application de deux majorations. La première majoration est liée à la perception de la dotation solidarité urbaine, tandis que la seconde concerne le statut de commune siège du bureau de vote centralisateur du canton.
Le maire Gerard Bessière et ses adjoints ont décidé de fixer leurs indemnités à un niveau inférieur au maximum autorisé. Cette mesure permet d'indemniser tous les conseillers de la majorité. À titre indicatif, le brut annuel perçu par le maire s'élève à 29 063,05 €. Les huit adjoints recevront 11 739,66 € en brut annuel.
Louise Jaber, Jean-François Faustin et Joëlle Mouchoux assureront les fonctions de délégué et percevront 6 121,39 €. Les dix conseillers municipaux suivants de la liste de la majorité seront indemnisés à hauteur de 2 328,20 € en tant que délégué associé.
Explications et contexte fiscal
Le premier magistrat a souligné que "les indemnités ne sont pas des salaires, c'est une compensation aux contraintes particulières de la fonction". Ces indemnités sont soumises aux cotisations sociales et partiellement exonérées d'impôt sur le revenu. Malgré une abstention des groupes d'opposition, cette décision n'a fait l'objet d'aucun débat, reflétant un consensus au sein du conseil.
Cette annonce intervient dans un contexte politique local marqué par des ajustements post-électoraux, avec des implications directes sur la gouvernance et la transparence financière de la commune de Clermont-l'Hérault.



