Clarensac : l'opposition 'Mieux Vivre' s'installe avec des exigences de transparence
Lors de l'installation du nouveau maire de Clarensac, le vendredi 20 mars, le groupe d'opposition "Mieux Vivre à Clarensac" a fait son entrée officielle au conseil municipal. Représenté par trois élus déterminés, ce collectif affiche d'emblée sa volonté de peser dans les décisions locales.
Un trio d'élus aux profils variés
Le groupe est porté par trois figures aux parcours complémentaires :
- Sylvie Cauvigny, ancienne professeure de biologie, qui assure la parole publique du collectif.
- Michel Raithouze, ancien chef d'entreprise, apportant son expérience du monde économique.
- Tatiana Duris, responsable des ressources humaines dans la grande distribution, représentant le secteur privé.
Ce trio succède à Hélène Lecoq-Jaujou, qui a conduit la liste lors de la campagne électorale. "Hélène Lecoq-Jaujou a démissionné ainsi que deux autres candidats pour laisser la place à de plus jeunes", précise Sylvie Cauvigny, soulignant un renouvellement générationnel au sein de la formation.
Un engagement constructif dans les instances municipales
Dès son installation, l'opposition a acté sa participation à l'ensemble du travail municipal. "Notre groupe a acté sa participation à l'ensemble des commissions prévues ainsi qu'au CCAS", déclare Sylvie Cauvigny. Le collectif entend ainsi être présent dans les cinq commissions municipales et au conseil d'administration du Centre Communal d'Action Sociale, avec l'ambition affichée d'être constructif.
La transparence comme cheval de bataille
Les premiers points d'intervention du groupe sont directement issus des échanges menés avec les habitants durant la campagne. Deux sujets majeurs émergent :
- La gestion des biens communaux : l'opposition exige une transparence totale dans la mise à disposition gratuite de ces biens. "Afin d'effacer tout doute sur l'équité ou le favoritisme", insiste Sylvie Cauvigny, visant ainsi à garantir une attribution irréprochable.
- Le contrôle des dépenses importantes : le groupe propose un abaissement significatif du seuil à partir duquel les engagements financiers doivent être soumis au vote du conseil municipal. Alors qu'un montant de 500 000 € était initialement évoqué, l'opposition estime que "les dépenses d'un montant supérieur à 100 000 €, études comprises, devraient être votées au conseil municipal et non décidées par le maire seul". Cette mesure vise à limiter le pouvoir discrétionnaire de l'exécutif et à associer davantage l'assemblée délibérante aux choix budgétaires conséquents.
En se positionnant ainsi sur le terrain de l'éthique et du contrôle démocratique, l'opposition "Mieux Vivre à Clarensac" pose les bases de son action future. Son objectif est clair : veiller à ce que la transparence et le débat collectif guident la gestion des affaires de la commune dans les années à venir.



