Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, promet une reconquête sécuritaire et un dialogue avec l'opposition
Ciotti, maire de Nice, promet reconquête sécuritaire et dialogue

Le nouveau maire de Nice s'engage pour la sécurité et le dialogue

Éric Ciotti, fraîchement installé à la tête de la mairie de Nice ce vendredi, a prononcé son premier discours officiel en annonçant une reconquête sécuritaire de la ville et une gestion municipale axée sur l'écoute de l'opposition. Ceint de son écharpe tricolore, le président de l'UDR, allié au Rassemblement national, a promis de « reconquérir Nice rue par rue, quartier par quartier », estimant que sa victoire aux municipales représentait une « espérance » pour l'ensemble du pays.

Un discours marqué par la sécurité et l'unité

Devant un public fervent lors de ce premier conseil municipal, Éric Ciotti a insisté sur le volet sécuritaire de son programme. Il a confirmé son intention de doubler le nombre de policiers municipaux sur le terrain d'ici dix-huit mois. Le nouvel édile a même lancé un appel aux policiers municipaux de Saint-Denis, en banlieue parisienne, qui seront désarmés, affirmant avoir déjà reçu « plusieurs dossiers de candidature » de leur part pour les accueillir à Nice.

« Ce qui s'est passé dimanche dépasse les frontières de notre seule cité, nous avons prouvé qu'un grand rassemblement des convictions et de la société civile est possible quand le cap est clair », a déclaré Ciotti. Il a ajouté que « l'espérance qui s'est levée ici, entre la Méditerranée et nos montagnes, résonne aujourd'hui dans tout le pays ».

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Apaisement et respect de l'opposition

Adressant un sobre « salut républicain » à son prédécesseur Christian Estrosi (Horizons), absent après avoir renoncé à la vie politique locale, Éric Ciotti a affirmé sa volonté d'apaisement. « La campagne électorale fut âpre et à bien des égards violente, c'est vrai, mais elle appartient désormais au passé », a-t-il lancé. Il a promis de rompre avec « les décisions solitaires et la verticalité », assurant que « l'opposition sera à tout instant écoutée et respectée ».

À l'extérieur de la mairie, une poignée de manifestants, repoussés par la police, attendait le nouvel élu, l'accusant de représenter « un trouble à l'ordre de la République », selon l'un des slogans de leurs pancartes.

Un hommage aux victimes et un honneur personnel

Éric Ciotti a également rendu hommage à l'histoire de Nice, déposant une gerbe aux monuments aux morts et honorant la stèle des 86 victimes de l'attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais. Dans l'après-midi, il devait recevoir des représentants d'associations de victimes pour préparer les commémorations du 10e anniversaire de l'attentat l'été prochain, en présence du président de la République Emmanuel Macron.

« Depuis 2007 j'ai eu l'immense honneur et la grande fierté de représenter Nice à l'Assemblée nationale mais devenir le maire de cette ville est sans conteste l'honneur de ma vie, Nice coule dans mes veines », a-t-il affirmé avec émotion.

Contexte électoral et résultats

Après une campagne électorale très rude, Éric Ciotti a largement remporté le second tour des municipales avec 48 % des suffrages, soit 52 élus au conseil municipal. Il devançait Christian Estrosi, qui a obtenu 37 % des voix (13 élus), et une liste d'union de la gauche sans LFI, maintenue et causant une triangulaire, avec 14 % (4 élus). Cette victoire, en alliance avec l'extrême droite, marque un tournant politique significatif pour la ville et au-delà.

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