Christine Bost lance sa campagne pour Eysines avec une équipe renouvelée
« Nous sommes là pour écrire une nouvelle page, présenter le collectif qui portera un projet juste et ambitieux pour notre commune », a déclaré avec conviction Christine Bost, samedi 28 février. La présidente de Bordeaux Métropole et candidate à sa propre succession à Eysines a ainsi ouvert la présentation de sa liste pour les élections municipales de 2026.
Un hommage aux anciens et un renouvellement marqué
Avant de se projeter vers l'avenir, la maire sortante a tenu à rendre hommage à ses plus fidèles compagnons de route qui ne feront pas partie de la nouvelle équipe. Parmi eux, Jean-Pierre Lamagnère, Catherine Frénais – sa première adjointe à l'urbanisme pendant douze années –, Jean-Baptiste Maïtia (actuel adjoint aux finances), Didier Tran Manh Sung (en charge de l'économie sociale et solidaire) et Catherine Piet-Burguès, qui avait débuté avec Pierre Brana et s'est occupée de la culture puis de l'éducation.
Avec pas moins de dix-sept nouveaux visages, l'équipe qui se présentera en mars 2026 symbolise un renouvellement significatif. Christine Bost a insisté sur sa volonté de constituer une liste plurielle et représentative de la diversité eysinaise :
- Vingt colistiers proviennent du monde de l'entreprise, quinze sont des acteurs du service public.
- On compte deux étudiants et sept retraités.
- Une vingtaine de personnes ont un parcours de bénévolat associatif ou syndical.
- Vingt-huit membres émanent de la société civile, tandis que neuf sont issus de partis politiques – cinq du Parti socialiste, deux écologistes et deux du Parti communiste français.
- Le collectif bénéficie également du soutien du Parti radical de gauche.
Un projet « réaliste » et des critiques envers l'opposition
Soutenue par Pierre Brana, ancien maire d'Eysines de 1977 à 2008, Christine Bost a mis en avant les compétences de son groupe, qu'elle juge prêt à s'engager pour les six prochaines années. Son programme, qui sera détaillé ultérieurement, se veut « réaliste, réfléchi et financé », loin de simples slogans lancés à la hâte.
La candidate n'a pas manqué de critiquer ses adversaires. Elle a notamment visé Arnaud Derumaux, qu'elle accuse de n'être motivé que par une ambition personnelle – devenir maire ou, à défaut, conseiller métropolitain. Elle s'en est également prise à la liste du Rassemblement national, qu'elle estime apparue « sans travail local identifié et sans engagement dans le tissu associatif ». « Gérer une commune, ce n'est pas seulement poser une affiche ou rédiger une profession de foi. Je refuse que notre commune soit réduite à un laboratoire des stratégies nationales », a-t-elle martelé.
Une interruption inattendue par des opposants au projet Emme
La présentation de la liste de Christine Bost a connu un moment de tension lorsqu'une vingtaine d'opposants au projet d'usine Emme – situé entre Parempuyre et Blanquefort – ont perturbé la réunion. Postés au fond de la salle, ils ont brandi des pancartes « Non à Emme », contraignant l'élue, également présidente de Bordeaux Métropole, à interrompre son discours.
Parmi les manifestants se trouvait notamment Jean-Louis Bouteila, tête de liste de La France insoumise à Blanquefort. Christine Bost a proposé de les rencontrer à l'issue de sa réunion, mais les protestataires ont préféré quitter les lieux, accompagnés par un air de pipeau, marquant leur désaccord de manière symbolique.
Cet incident rappelle les tensions locales persistantes autour du projet industriel, même au cœur d'un événement politique majeur comme le lancement d'une campagne municipale.



