Le sénateur de l’Hérault Christian Bilhac achève sa dernière tournée des territoires avant de quitter son mandat. À 71 ans, il met un terme à 43 années d’engagement parlementaire. L’occasion de revenir sur son bilan, ses combats contre la suradministration et les dossiers qu’il estime avoir fait avancer.
Une dernière visite symbolique à Clermont-l’Hérault
Christian Bilhac a choisi Clermont-l’Hérault pour sa dernière visite de terrain. « C’est là que tout a commencé pour moi, c’est là que je suis né, en 1955. J’ai fait mes études au collège, au lycée, j’ai travaillé 15 ans à Clermont. Après Péret, c’est ma deuxième patrie », confie-t-il. Il était maire de Péret de 1983 à 2020 et sénateur de l’Hérault de 2020 à 2026.
Le terrain, un terreau pour le travail parlementaire
Pour le sénateur, ces rencontres étaient essentielles. « Le côté législatif, je le suis en tant que parlementaire, mais le côté réglementaire, qui est immense dans notre pays, passe souvent sous le champ de vision des parlementaires. Ces rencontres me permettaient d’avoir tout le retour des élus sur les difficultés qu’ils rencontrent et de porter cette parole auprès du gouvernement », explique-t-il.
Un combat de longue haleine contre la suradministration
Christian Bilhac a été un fervent opposant à la suradministration. « Il y a cinq ans, quand je dénonçais la suradministration, les opérateurs de l’État, les agences, les comités… Je le faisais dans l’indifférence générale. Aujourd’hui, tous les hommes politiques abordent ce sujet », constate-t-il. Il a été vice-président de la commission d’enquête sur le sujet. Selon lui, cette suradministration coûte 150 milliards d’euros, et les normes 60 milliards, soit 210 milliards au total, plus que le déficit. « Le premier budget de l’État, c’est la gabegie administrative et financière. Et le remboursement des intérêts de la dette va devenir le premier budget de l’État, c’est fou », ajoute-t-il.
Une victoire majeure pour la ruralité
Parmi ses plus grandes satisfactions, Christian Bilhac cite l’augmentation de la dotation de solidarité rurale. « J’avais interpellé Gabriel Attal, alors ministre du budget, sur la différence entre les pauvres des villes et les pauvres des champs. Je lui avais demandé 20 millions d’euros de plus. Il m’a répondu que ce n’était pas possible. Mais l’année suivante, 200 millions d’euros ont été attribués. C’est une victoire collective, mais j’avais porté le fer », se félicite-t-il.
Des avancées locales à Clermont-l’Hérault
Le sénateur revendique aussi le déblocage du demi-échangeur de Clermont-l’Hérault. « J’ai tapé du poing sur la table pour mettre face à face les élus et les services de l’État. Aujourd’hui, le financement reste un problème, mais la situation est débloquée », dit-il. Il salue également les réalisations du maire Gérard Bessière : « La commune a longtemps fait du sur place, mais aujourd’hui de vrais projets ont été réalisés, comme la Filandière, la rénovation de l’école, du dojo, et des tribunes au stade. »
Un livre à paraître pour alerter sur le délitement national
Christian Bilhac annonce la publication prochaine d’un ouvrage intitulé Les Orphelins de Marianne. « Cela aborde le sujet qui me semble essentiel : le délitement de l’unité nationale. J’aborde les problèmes d’incivilité, d’insécurité, de fractionnement de la société, de communautarisme », explique-t-il.



