Carqueiranne : le maire furieux après sa convocation en préfecture
Carqueiranne : le maire furieux après sa convocation

Arnaud Latil, maire de Carqueiranne, a exprimé sa colère lors du conseil municipal ce vendredi soir, après sa rencontre avec le préfet du Var. Il dénonce un comportement qu'il juge humiliant et menace de démissionner si le projet immobilier imposé par l'État est maintenu.

Un échange tendu avec le préfet

Le maire raconte avoir été convoqué en préfecture pour discuter du manque de logements sociaux dans sa commune. Selon lui, le préfet l'a traité comme un enfant pendant dix minutes, ce qui l'a profondément blessé. « Il m'a parlé comme à un gosse. Il fallait trouver un responsable, et c'était moi », a-t-il déclaré. Son fils, collégien, lui a même demandé s'il avait été convoqué par le conseiller principal d'éducation.

Un projet immobilier contesté

Le dossier concerne la construction d'un ensemble immobilier en centre-ville, derrière la mairie. Initialement, 400 logements étaient prévus sur un hectare, mais l'État travaille désormais sur 200 logements sur 2,5 hectares. Le maire proposait 100 à 120 logements, en raison des problèmes de sécurité routière sur l'avenue Jean-Jaurès. Il précise que le débat ne porte pas uniquement sur les logements sociaux, mais sur l'ensemble des logements et la circulation.

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Lors d'une précédente rencontre, le maire pensait avoir convaincu le préfet de limiter le projet à 150 logements. Mais trois semaines plus tard, un permis de construire pour 200 logements a été déposé sans aucune consultation préalable. « Sans une lettre, sans un message et sans un appel ! », s'indigne-t-il.

Menace de démission

Arnaud Latil envisage de saisir le tribunal administratif si le permis est accordé, estimant qu'il menace la sécurité routière. Il a proposé un projet alternatif de 150 logements avec 50 % de logements sociaux, ou 100 logements sociaux avec un parc, de la verdure et une maison médicale. Mais ces propositions n'ont pas été retenues, faute de financement.

Le maire n'exclut pas une démission collective. « Je réunirai les élus pour savoir ce qu'on fait. J'en parlerai avec les Carqueirannais. J'espère ne pas en arriver là, mais avec tous les efforts depuis 2020, je trouve ça vraiment injuste. C'est dégueulasse ! », a-t-il conclu.

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