Thomas Bouyssonnie appelle à la mobilisation après un premier tour décevant à Villeneuve
Bouyssonnie mobilise après un 1er tour à Villeneuve

Un candidat de gauche appelle à l'unité après un premier tour décevant

Thomas Bouyssonnie, tête de liste de Villeneuve c'est vous, fruit de l'union des deux listes de gauche qui s'étaient affrontées en 2020, a terminé en troisième position au premier tour des élections municipales avec 22,81 % des voix exprimées. Il se place derrière le candidat RN-UDR-RPR Geoffroy Gary (25,15 %) et loin derrière le député sortant Guillaume Lepers (43,87 %).

L'heure est à la mobilisation, pas à l'autocritique

Dans une vidéo publiée lundi 16 mars sur ses réseaux sociaux, où il portait une cravate rouge qui a suscité des interrogations – un clin d'œil à Jean-Luc Mélenchon ? – Thomas Bouyssonnie a préféré en rire, bien que la situation soit sérieuse. « Je ferai mon autocritique plus tard. Pareil pour les analyses poussées. Là, c'est plus que jamais l'heure de la mobilisation », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de concentrer tous les efforts pour le second tour.

La campagne de l'entre-deux-tours se poursuit avec un point culminant prévu : un meeting jeudi 19 mars à 19 heures à la Maison de la vie associative. Le chef de file sortant de l'opposition revoit ses ambitions à la baisse mais espère conserver ce titre pour le mandat à venir. « Passer devant Geoffroy Gary » est son objectif principal, ce qui nécessite une progression en nombre de voix.

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Des sources de voix à mobiliser

Thomas Bouyssonnie identifie deux gisements de voix potentiels :

  • L'abstention historique : une source quasi inépuisable selon lui.
  • Les suffrages des électeurs de Stéphane Boukhari : il estime que ce candidat réunit parmi ses soutiens des électeurs de gauche.

« Il faut leur donner une raison d'aller voter. Et pour ça, notre seule priorité, c'est d'être fort sur nos valeurs », insiste le trentenaire, soulignant que les gens de gauche comptent sur sa liste pour peser dans le débat politique local.

L'union comme stratégie incontournable

Contrairement à la situation à Agen, où l'usure du pouvoir pourrait jouer, Thomas Bouyssonnie analyse que Guillaume Lepers bénéficie d'une « forte prime au sortant » et Geoffroy Gary d'un « terreau fertile au RN ». Il a été moins touché par les attaques visant à discréditer son projet en raison d'une supposée emprise de La France Insoumise (LFI), contrairement à son homologue agenais Laurent Bruneau.

« On ne se pose même pas la question de LFI ou pas, car il n'y en a pas dans la liste », explique-t-il, mentionnant que certains colistiers comme Marie-Hélène Loiseau, Serge Huc ou Jean-Pierre Lescarret sont adhérents de l'Alliance pour la république écologique et sociale (Après), fondée par d'anciens membres de LFI. Il ajoute : « Mon objectif a toujours été de rassembler pour porter nos idées. »

Malgré les critiques, notamment de l'ancien maire Patrick Cassany sur les réseaux sociaux, Thomas Bouyssonnie reste focalisé sur l'essentiel : « La division des gauches, à mes yeux, serait un luxe interdit ». Il justifie l'union dès le premier tour en posant une question rhétorique : « Si on ne l'avait pas fait, on serait où ? »

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