Municipales 2026 : Bagnols-sur-Cèze bascule au RN, une victoire attendue dans le Gard
Bagnols-sur-Cèze bascule au RN lors des municipales 2026

Une victoire RN significative dans la troisième ville du Gard

Les élections municipales de 2026 dans le Gard ont été marquées par une avancée notable du Rassemblement national, qui a réussi à conquérir la mairie de Bagnols-sur-Cèze. Cette ville, qui occupe la troisième place démographique du département, a effectivement basculé dans le giron du parti d'extrême droite lors du second tour du scrutin.

Le triomphe de Pascale Bordes à Bagnols-sur-Cèze

La candidate RN Pascale Bordes, qui est également députée de la troisième circonscription du Gard, a remporté une victoire nette avec 52,89% des suffrages exprimés. Elle devance largement le maire sortant Jean-Yves Chapelet, qui n'a obtenu que 25,02% des voix, et Jérôme Jackel, crédité de 22,10%.

Ce résultat ne constitue pas une surprise majeure, puisque Pascale Bordes était déjà arrivée en tête au premier tour avec un score impressionnant de 44,26% des voix. Le maire sortant, en poste depuis 2017, n'avait alors recueilli que 18,25% des votes, montrant ainsi une nette défiance des électeurs envers sa politique.

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L'implantation du RN dans cette ville s'explique en partie par les préoccupations locales concernant la sécurité et l'attractivité économique, des thèmes que le parti a su habilement mettre en avant durant la campagne électorale.

Le contre-exemple d'Alès où le RN échoue

À Alès, en revanche, le Rassemblement national n'a pas réussi à déloger le maire sortant Christophe Rivenq. Malgré une participation relativement faible au second tour (49,82%), ce dernier a consolidé l'avantage qu'il détenait déjà au premier tour pour finalement l'emporter avec 55,54% des voix.

Son adversaire Anthony Bordarier a recueilli 44,46% des suffrages. Il est important de noter que cinq listes s'étaient initialement qualifiées pour ce second tour, mais trois d'entre elles avaient choisi de se retirer, simplifiant ainsi le paysage électoral.

Le RN ne parvient donc pas à s'imposer dans ce bastion traditionnel de la droite, même s'il obtiendra tout de même 9 sièges au conseil municipal et 6 à l'agglomération. Pour Christophe Rivenq, cette victoire valide également par les urnes sa légitimité à la tête de la ville, un an après avoir succédé à Max Roustan qui avait dirigé Alès pendant trois décennies.

La percée continue du RN dans le Gard

Au-delà de ces deux cas emblématiques, le Rassemblement national poursuit sa progression dans l'ensemble du département du Gard. S'il a échoué à conquérir Nîmes, la ville la plus convoitée, le parti enregistre néanmoins d'autres succès notables.

À Beaucaire, le maire sortant Nelson Chaudon a été réélu, confirmant ainsi l'ancrage local du RN. De même, à Vauvert, c'est le député RN Nicolas Meizonnet qui a raflé la mise face au socialiste sortant Jean Denat. Ces résultats illustrent la capacité du parti à s'implanter durablement dans plusieurs communes du Gard, malgré des échecs ponctuels.

Les élections municipales de 2026 dans le Gard révèlent ainsi une dynamique contrastée pour le Rassemblement national, avec des victoires significatives comme à Bagnols-sur-Cèze, mais aussi des limites face à des bastions bien établis comme Alès. Cette montée en puissance locale pourrait avoir des implications importantes pour les futures échéances électorales dans la région.

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