Jérôme Jackel, conseiller municipal d'opposition et ancien tête de liste de Bagnols-sur-Cèze en commun, a publié un communiqué de presse dressant un bilan « critique » des cent premiers jours de la nouvelle municipalité RN de Bagnols-sur-Cèze. Il estime qu'« une ligne rouge a été franchie » avec des décisions qu'il qualifie de « stigmatisantes et anti-sociales », visant selon lui « les populations les plus fragiles et vulnérables ».
Des mesures contestées
Dans son communiqué, Jérôme Jackel énumère plusieurs décisions qui motivent son opposition. Il cite notamment l'augmentation des indemnités des élus, la baisse des subventions aux associations, l'arrêt de la sauvegarde du cinéma municipal, ainsi que l'absence d'accès à la piscine en période de canicule. « Ces choix montrent un désintérêt pour le bien-être des habitants les plus précaires », affirme-t-il.
Lors des précédents conseils municipaux, la majorité RN a effectivement annoncé renoncer à l'acquisition des murs du cinéma bagnolais et supprimer la subvention de 190 000 euros accordée à l'association Mosaïque en Cèze. Ces décisions ont provoqué l'indignation de l'opposition, qui y voit une rupture avec les engagements antérieurs.
Une montée de l'idéologie dangereuse
Jérôme Jackel ne se limite pas à critiquer les mesures individuelles ; il dénonce une tendance plus large. « Comme dans d'autres villes où le Rassemblement national a progressé, nous constatons une montée d'une idéologie dangereuse qui déforme le débat public », regrette-t-il. Il appelle à la résistance : « Nous devons résister à cette tendance et rappeler à nos élus l'importance de se concentrer sur les besoins réels de notre commune. Bagnols mérite une politique qui unit et inspire, pas celle qui engendre rejet et discorde. »
Un appel à l'unité
Pour l'opposition, l'heure est à la mobilisation. « Nous devons résister », insiste Jackel, qui espère que les citoyens prendront conscience des enjeux. Il conclut en réaffirmant son engagement pour une politique « qui unit et inspire », en opposition à celle menée par la majorité RN, qu'il accuse de « générer rejet et discorde ».
Ce bilan intervient alors que la municipalité RN, élue en mars 2026, poursuit sa feuille de route. Les prochains conseils municipaux seront scrutés de près par l'opposition, qui promet de continuer à dénoncer toute dérive.



