Gabriel Attal, ancien Premier ministre et actuel président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, a déclaré souhaiter une loi de programmation pour l'école et un ministre de l'Éducation nationale qui resterait en poste cinq ans. Cette annonce a été faite lors d'un entretien publié mardi 25 août 2026 dans les colonnes du Monde.
Une proposition pour stabiliser les réformes éducatives
Interrogé sur l'avenir de l'école, Gabriel Attal a estimé que la stabilité était une condition essentielle à la réussite des réformes. « Je souhaite une loi de programmation pour l'école et un ministre de l'Éducation qui restera en poste cinq ans », a-t-il affirmé. Selon lui, cette durée permettrait de mettre en œuvre des politiques éducatives cohérentes et de ne pas les voir bouleversées à chaque changement de gouvernement.
L'ancien locataire de Matignon a également souligné que cette stabilité serait bénéfique aux élèves, aux enseignants et aux familles. Il a évoqué la nécessité de donner de la visibilité sur le long terme, notamment en matière de programmes scolaires, de recrutement des enseignants ou encore de numérique éducatif.
Un écho aux préoccupations du terrain
Cette proposition intervient alors que le système éducatif français fait face à des défis récurrents, tels que la baisse des résultats des élèves aux évaluations internationales, les difficultés de recrutement des enseignants ou encore les inégalités territoriales. En proposant cette loi de programmation, Gabriel Attal entend répondre à ces enjeux en inscrivant l'action éducative dans la durée.
Le président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale n'a pas précisé le contenu exact de cette future loi, mais il a insisté sur le fait qu'elle devrait fixer des objectifs chiffrés et des moyens associés sur plusieurs années. Cette approche s'inspirerait des lois de programmation existantes dans d'autres secteurs, comme la défense ou la recherche.
Une réaction politique attendue
Cette déclaration a suscité des réactions dans le monde politique. Si certains y voient une volonté de dépoussiérer le fonctionnement de l'Éducation nationale, d'autres s'interrogent sur la faisabilité d'une telle mesure dans le cadre de la Ve République, où les ministres sont traditionnellement remaniés en fonction des équilibres politiques.
Gabriel Attal, qui a lui-même occupé le poste de ministre de l'Éducation nationale en 2023, connaît bien les rouages de ce ministère. Son expérience l'a probablement conforté dans l'idée qu'une certaine continuité est nécessaire pour mener à bien des réformes ambitieuses.
En attendant, cette proposition alimente le débat sur la gouvernance de l'école et sur les moyens de lui donner une vision à long terme. Elle pourrait être reprise dans le débat parlementaire de la rentrée, alors que le gouvernement actuel cherche à relancer son action en matière éducative.



