Ce vendredi 26 juin 2026, à Saint-Brieuc, une vingtaine de personnes se sont réunies dans un appartement du centre-ville pour partager un apéritif un peu particulier : une visioconférence avec Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle. L'événement s'inscrit dans le cadre de la « réunion géante » organisée par son équipe de campagne, qui a mobilisé des centaines de foyers à travers la France.
Un dispositif innovant pour toucher les électeurs
L'initiative, baptisée « Les apéros d'Édouard », vise à multiplier les échanges directs avec les citoyens en utilisant la visioconférence. Dans chaque ville participante, un « hôte » ouvre son domicile à des voisins, amis ou militants pour visionner ensemble le discours du candidat, puis échanger en direct avec lui via écran interposé. À Saint-Brieuc, l'appartement prêté par un couple de sympathisants a accueilli 22 personnes, selon les organisateurs.
Un moment d'échange et de convivialité
Pendant près d'une heure, les participants ont pu poser leurs questions à Édouard Philippe, qui répondait depuis son QG de campagne à Paris. Les sujets abordés ont été variés : pouvoir d'achat, retraites, écologie ou encore avenir des services publics en milieu rural. « C'est une manière plus humaine de faire campagne, cela permet de recréer du lien », a commenté l'un des participants, Jean-Yves Le Goff, 54 ans.
Une stratégie de campagne décentralisée
Cette opération s'inscrit dans une stratégie plus large de l'équipe d'Édouard Philippe, qui cherche à contrer les meetings traditionnels jugés trop coûteux et peu efficaces. Selon son directeur de campagne, Christophe Béchu, « plus de 500 apéros en visio ont été organisés ce soir dans toute la France, réunissant environ 10 000 personnes ». Un chiffre qui témoigne de la volonté du candidat de renouveler les formats de rencontre avec les électeurs.
Un succès mitigé à Saint-Brieuc
Si les participants se sont montrés globalement satisfaits, certains ont regretté le manque de temps pour approfondir les débats. « C'est un bon début, mais il faudrait des échanges plus longs pour vraiment convaincre », a estimé Marie Dupont, 38 ans, enseignante. Malgré ces réserves, l'initiative semble avoir séduit, et plusieurs participants ont annoncé leur intention d'organiser de nouveaux rendez-vous similaires dans les semaines à venir.



