L'administration Trump envisagerait de céder une petite partie du parc national de Yosemite, en Californie, selon des documents internes consultés par Le Monde. Cette décision, si elle était confirmée, marquerait une étape inédite dans la gestion des espaces protégés américains.
Une cession partielle en préparation
D'après ces documents, le gouvernement fédéral étudierait le transfert de propriété d'une portion du parc, sans toutefois en préciser la superficie exacte. Le parc de Yosemite, l'un des plus emblématiques des États-Unis, s'étend sur environ 3 000 km² dans la Sierra Nevada. La zone concernée pourrait être située en périphérie du parc, mais les détails restent flous à ce stade.
Réactions et implications
Cette éventualité suscite déjà des inquiétudes parmi les défenseurs de l'environnement et les élus locaux. Ils craignent que cette cession ne fragilise la protection de la biodiversité et n'ouvre la voie à des projets commerciaux ou miniers. Le parc national de Yosemite, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984, attire chaque année des millions de visiteurs et constitue un refuge pour de nombreuses espèces menacées.
Un précédent controversé
Cette initiative s'inscrit dans une série de mesures de l'administration Trump visant à réduire la superficie des terres protégées fédérales. En 2017, l'administration avait déjà réduit de deux millions d'acres les monuments nationaux de Bears Ears et Grand Staircase-Escalante, dans l'Utah. Cette nouvelle proposition, si elle aboutit, pourrait être contestée devant les tribunaux par des associations environnementales.
Aucune décision officielle n'a été annoncée à ce jour, et le ministère de l'Intérieur n'a pas commenté ces informations. Les prochaines semaines devraient être décisives pour déterminer si cette cession se concrétisera, et dans quelles conditions.



