Selon les chiffres publiés récemment, la branche automobile du géant technologique Xiaomi continue d'attirer les foules. Les ventes se portent bien, mais c'est à peu près la seule bonne nouvelle. Car malgré des volumes impressionnants pour un constructeur aussi jeune, Xiaomi continue de perdre énormément d'argent sur chaque voiture vendue.
Des livraisons en hausse, des pertes qui explosent
Au premier trimestre 2026, Xiaomi a livré 80 856 voitures, contre 75 869 un an plus tôt, soit une progression notable. Pourtant, la perte par véhicule a explosé : environ 5 600 dollars par voiture cette année, contre environ 900 dollars au premier trimestre 2025. Une situation paradoxale alors que la berline SU7 et le SUV YU7 continuent de très bien se vendre en Chine, et que Xiaomi reste l'un des phénomènes du marché électrique.
Mais fabriquer des voitures reste un métier autrement plus brutal que vendre des smartphones. Les coûts de production, les investissements dans l'expansion et la recherche pèsent lourdement sur les comptes.
Un marché chinois devenu féroce
Le contexte chinois a fortement changé ces derniers mois. Après des années de croissance dopée par les aides publiques et un marché en ébullition, les constructeurs doivent désormais survivre dans une guerre des prix permanente, avec des marges de plus en plus faibles. Xiaomi continue en parallèle d'investir massivement dans son expansion, dans les technologies comme l'intelligence artificielle, et dans ses futures usines.
Forcément, cela pèse lourdement sur les comptes. Et partant des chiffres de Xiaomi, une question se pose : si même un géant technologique capable d'écouler des dizaines de milliers de voitures peine encore à gagner de l'argent, combien de constructeurs chinois plus modestes pourront réellement survivre à long terme dans un marché devenu aussi impitoyable ?
Le patron de BYD l'avait prédit : le temps de l'écrémage est proche. La concurrence féroce et la pression sur les prix pourraient bien éliminer les acteurs les moins solides.



