Le géant allemand de l'automobile Volkswagen a annoncé une chute de 32,9% de son résultat net sur un an, incitant le groupe à accélérer ses efforts de réduction de coûts. « Ces résultats sont un signal d'alarme » qui nous pousse à « agir », a déclaré le directeur financier Arno Antlitz lors d'une conférence de presse.
100 000 suppressions de postes envisagées
En plus des 50 000 suppressions de postes déjà prévues dans ses entités allemandes d'ici 2030, Volkswagen souhaiterait supprimer 50 000 autres emplois, principalement dans les services administratifs à l'échelle mondiale. Cela porterait le total à 100 000 suppressions, une perspective qui avait déjà provoqué la colère du syndicat IG Metall en Allemagne début juillet.
Pas de fermeture d'usines avant 2030
Interrogé sur d'éventuelles fermetures d'usines, le président du directoire Oliver Blume a rassuré : « Il n'est pas réaliste de parler de fermetures d'ici la fin de la décennie », ajoutant que « fermer une usine est toujours la dernière solution ». Il a toutefois laissé un point d'interrogation pour l'après-2030.
Résultats du deuxième trimestre impactés
Au deuxième trimestre, les bénéfices du groupe ont été affectés par une charge exceptionnelle d'un demi-milliard d'euros liée à l'arrêt de la production du SUV électrique ID.4 aux États-Unis. Volkswagen a également enregistré des « effets de mix négatifs », vendant proportionnellement moins de véhicules à forte marge, ce qui a pesé sur sa rentabilité.
Pression des constructeurs chinois
Au-delà de ces effets ponctuels, les constructeurs chinois ont exercé une forte pression sur les livraisons du groupe. En Chine, les livraisons de Volkswagen ont plongé de 36,6% au deuxième trimestre, accentuant la nécessité de réduire les coûts pour retrouver une profitabilité.



