Turquie : 57 interpellations dans l'enquête pour corruption visant le maire d'Istanbul
Turquie : 57 interpellations dans l'enquête pour corruption

Nouvelles interpellations dans l'enquête pour corruption à Istanbul

L'enquête pour corruption visant Ekrem Imamoglu, le maire d'opposition d'Istanbul, s'est intensifiée avec l'arrestation de cinquante-sept nouvelles personnes. Selon l'agence de presse étatique turque Anadolu, ces suspects sont accusés d'avoir manipulé des appels d'offres via une entreprise de services urbains de la municipalité d'Istanbul. Les interpellations ont eu lieu lundi dans six provinces turques, notamment à Istanbul, Adana, Bursa et Diyarbakir.

Extension des investigations judiciaires

Début mai, trente personnes avaient déjà été arrêtées pour leur implication présumée dans un système d'appels d'offres fictifs ou irréguliers via une filiale de paysagerie de la municipalité. Parmi elles, douze ont été placées en détention provisoire. Par ailleurs, la police turque a mené plusieurs opérations récentes contre la municipalité du district stambouliote d'Üsküdar, également dirigée par l'opposition, pour des soupçons d'irrégularités dans la délivrance de permis de construire.

Contexte politique

Ces coups de filet surviennent alors qu'Ekrem Imamoglu, considéré comme le plus sérieux rival du président Recep Tayyip Erdogan, est jugé depuis plus de deux mois aux côtés de 413 co-accusés. Arrêté en mars 2025, le maire d'Istanbul, figure du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), est accusé d'avoir dirigé un vaste réseau criminel qualifié de pieuvre, ce qu'il réfute. Il est visé par 142 chefs d'inculpation et encourt 2 430 années de prison.

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