Un jeune originaire de Reims condamné pour trafic de stupéfiants à Alès
Ce jeudi 27 novembre, le tribunal d'Alès a jugé un jeune homme de 21 ans, originaire de Reims, pour complicité de trafic de stupéfiants. Il avait été interpellé le 23 novembre dans le quartier des Prés Saint-Jean, un point de deal connu de la ville. Lors de son arrestation, les policiers de la brigade anticriminalité ont découvert 190 grammes de résine de cannabis, 62 grammes de cocaïne et 230 euros en espèces dans une sacoche qu'il tentait de cacher.
Le profil type du "jobeur"
Le prévenu correspond au profil des "jobeurs", ces personnes recrutées dans d'autres régions pour travailler dans le trafic de stupéfiants à Alès. Le substitut du procureur, Cindy Fernandez, a souligné qu'il existe une filière en provenance de Reims. Le jeune homme, qui s'est dit attiré par "le Sud" et "la plage", a expliqué avoir été payé entre 110 et 120 euros par jour, pour un total de 3 000 euros. Il a exprimé des regrets, qualifiant son comportement de "belle connerie".
Des risques en détention
L'avocat de la défense, Me Karim Derbal, a mis en garde contre les risques encourus par son client en détention. Il a évoqué le cas d'un autre "jobeur", originaire de Saint-Étienne, qui a été tabassé à la maison d'arrêt de Nîmes parce qu'il était étiqueté comme appartenant à la DZ Mafia. "La guerre qui est dans nos murs se prolonge en détention", a-t-il déclaré.
La condamnation
Le tribunal a suivi en partie les réquisitions du parquet, mais a alourdi la peine. Le jeune homme a été condamné à 18 mois de prison, dont six mois avec sursis probatoire, une amende de 1 000 euros et une interdiction de paraître dans le Gard pendant cinq ans. Il a été maintenu en détention.



