En Corée du Sud, Samsung Electronics et SK Hynix sont devenus les champions incontestés des puces mémoire, comparés respectivement à Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé dans le football. Selon un rapport de TrendForce, ces deux géants sud-coréens contrôlent plus de 70 % du marché mondial des mémoires DRAM et NAND, utilisées dans les smartphones, les ordinateurs et surtout les serveurs d'intelligence artificielle.
Une domination écrasante sur le marché des mémoires
Au premier trimestre 2026, Samsung Electronics a généré 12,8 milliards de dollars de revenus dans les semi-conducteurs, tandis que SK Hynix a atteint 9,2 milliards de dollars. Leur part combinée dans la DRAM dépasse 75 %, et dans la NAND, elle frôle les 70 %. Cette hégémonie s'explique par des investissements massifs dans la recherche et le développement, notamment pour les mémoires à haute bande passante (HBM) utilisées dans les accélérateurs d'IA de Nvidia.
La demande en IA propulse les ventes
La flambée de l'intelligence artificielle générative a créé une demande insatiable pour les puces mémoire. SK Hynix, qui fournit les HBM3 à Nvidia, a vu ses bénéfices bondir de 85 % sur un an. Samsung, de son côté, prévoit d'investir 150 milliards de dollars d'ici 2030 dans ses usines de Pyeongtaek et Taylor (Texas) pour rester compétitif. « Nous sommes les Mbappé et Dembélé des puces : rapides, performants et indispensables », a déclaré un analyste de Bernstein Research cité dans le rapport.
Des défis à venir face à la concurrence
Malgré leur domination, Samsung et SK Hynix doivent faire face à la montée en puissance des fabricants chinois comme YMTC et CXMT, soutenus par Pékin. Les tensions géopolitiques et les restrictions américaines sur les exportations de puces vers la Chine pourraient toutefois freiner ces concurrents. En outre, la demande cyclique des mémoires pourrait s'essouffler si l'IA ralentit. « Le marché des puces mémoire est un marathon, pas un sprint », a prévenu un porte-parole de Samsung Electronics.



