La municipalité de Saint-Laurent-du-Var a répondu fermement aux critiques du député Rassemblement national Cyril Tribuiani, qui lui reprochait d'avoir acquis deux SUV Skoda Kodiaq de marque tchèque (groupe Volkswagen) pour sa police municipale, au détriment de l'automobile française. Dans un communiqué cinglant, la Ville rappelle les règles strictes du Code de la commande publique.
Une réponse professorale et cinglante
Le député de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes avait dénoncé le 22 mai 2026 l'achat de ces véhicules allemands, estimant qu'il se faisait « au détriment de l'industrie automobile française ». La municipalité lui oppose que les marchés publics sont soumis à des règles européennes d'ouverture à la concurrence, via la centrale d'achat UGAP. « Une commune n'achète pas des véhicules comme on choisit une voiture sur un parking de concessionnaire », assène le texte, qui invite le parlementaire à déposer une proposition de loi pour interdire l'acquisition de véhicules européens, en précisant les articulations avec le droit européen.
Le premier choix français indisponible
La Ville précise que son premier choix s'était porté sur un modèle français, le Citroën C5 Aircross, mais que celui-ci n'était plus disponible au catalogue au moment de la commande, qui présentait un caractère d'urgence. D'autres solutions françaises ont été étudiées mais ne répondaient pas au besoin opérationnel, notamment en matière de volume intérieur. « La sécurité n'attend pas les délais industriels », conclut le communiqué, justifiant le recours aux Skoda Kodiaq pour garantir l'efficacité des policiers municipaux et la sécurité des Laurentins.



