Royan : budget 2026 de près de 13 millions d'euros adopté malgré l'opposition
Royan : budget 2026 de 13 M€ adopté malgré l'opposition

Le nouveau Conseil municipal de Royan, dirigé par le maire Patrick Marengo, a adopté lundi 27 avril son premier budget pour l'année 2026, avec « presque 13 millions d'euros d'investissements ». Après le débat sur les orientations budgétaires, le vote du budget 2026 s'est déroulé sans surprise : les conseillers municipaux du Rassemblement national et le communiste Jacques Guiard ont voté contre, tandis que le centriste (Renaissance) Thomas Lafarie et sa colistière Agnès Bouffartigue se sont abstenus.

Les quatre objectifs du maire

Patrick Marengo a résumé les priorités de son équipe : « J'ai fixé quatre objectifs à tenir sur ce budget. Le premier était de contenir les dépenses réelles de fonctionnement, ce qui est fait puisqu'elles s'établissent à 42,5 millions d'euros contre 42,6 millions en 2025. Le deuxième était de freiner l'évolution des dépenses de personnel, avec une augmentation limitée à 343 000 euros, soit une hausse modérée de 1,59 % pour atteindre 21,9 millions d'euros en 2026, alors que l'évolution habituelle est de 3 %. Le troisième objectif, que je ne lâcherai jamais tant que je serai maire, était de diminuer l'endettement de la Ville : aucun emprunt en 2025, et seulement 1,5 million d'euros prévu en 2026 en cas de besoin. Enfin, je souhaitais conserver un taux d'investissement élevé, avec près de 13 millions d'euros au total. »

Investissements répartis sur toute la ville

Dans la colonne investissements, l'aménagement du front de mer absorbe à lui seul 2,9 millions d'euros, et les travaux de voirie 3,2 millions d'euros, dont les futurs « Champs Élysées » (boulevard de la République et rue Gambetta). Les travaux de bâtiment nécessitent une enveloppe de 2,6 millions d'euros, incluant le gymnase des Mouettes (265 000 euros) et la fusion des écoles Louis-Bouchet (180 000 euros).

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Patrick Marengo a tenu à répondre aux critiques : « Contrairement au procès qui nous est fait de ne privilégier que le front de mer et la frange côtière, nos investissements sont répartis sur toute la ville, aussi bien sur la bande intermédiaire jusqu'à la rocade qu'au-delà. Je donne des exemples : la micro-crèche L'Hippocampe dans le quartier de la Glacière, les travaux prévus au gymnase Landry, dans la cour de l'école Jean-Papeau, rue de la Treille... Tout le monde paie des impôts, il est normal que tout le monde en profite. »

Débat sur la fiscalité

Concernant les impôts locaux, la Ville n'augmentera pas ses bases, et ils rapporteront 30 millions d'euros. Cela a fait réagir Nicolas Calbrix (RN), conseiller municipal d'opposition, pour qui « les dépenses surévaluées et les recettes sous-estimées du budget permettraient une baisse de la fiscalité. Il y a largement la place. C'est un choix politique. Le budget présenté est trop conservateur, à la limite de l'insincérité. » Ces propos ont valu à l'élu d'être accusé de populisme et de démagogie par Patrick Marengo.

Le communiste Jacques Guiard a regretté une diminution de la subvention au CCAS (Centre communal d'action sociale) de 767 000 à 640 000 euros, soit une baisse de 15 % par rapport à l'an dernier. « D'autant plus qu'on ne sait pas si le CCAS va devoir reverser 86 000 euros à la Ville », a-t-il ajouté. Olivier Bertrand, élu de la majorité en charge du dossier, a fait remarquer que la subvention revenait au niveau des années précédant 2025 : « On retourne à un montant normal. La hausse de l'an passé correspondait notamment à des régularisations salariales. » Cela n'a pas convaincu l'opposant.

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