Présidentielle 2027 : 82% des patrons pessimistes, le Medef publie ses priorités
Présidentielle 2027 : 82% des patrons pessimistes

À l'approche de la présidentielle de 2027, le Medef publie les résultats de sa consultation « Mobilisation des Entreprises de France - Cap sur 2027 », menée avec OpinionWay. Réalisée du 15 avril au 15 juillet auprès de plus de 65 800 dirigeants d'entreprises de toutes tailles, de tous secteurs et de toutes régions, cette consultation inédite révèle un pessimisme marqué : 82 % des dirigeants se déclarent pessimistes quant aux effets de la politique économique du prochain président de la République sur leur entreprise. Seuls 17 % se disent optimistes.

Un environnement économique plus compétitif, plus simple et prévisible

Les chefs d'entreprise expriment cinq attentes majeures. Ils sont 83 % à vouloir la réduction de la fiscalité et des charges des entreprises, 81 % à appeler de leurs vœux la réindustrialisation de la France, 75 % à insister sur la nécessité de simplifier les normes et les procédures administratives, 75 % également à souhaiter la réduction de la dette et des dépenses publiques, et 74 % à réclamer la stabilisation des règles fiscales et sociales.

Ces priorités, largement partagées quel que soit le secteur d'activité ou la taille des entreprises, traduisent une même demande : disposer d'un environnement économique plus compétitif, plus simple et plus prévisible. Un tel cadre permettrait aux dirigeants d'investir, de recruter et de se développer en France, selon le Medef.

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Une crise de confiance et des craintes pour l'avenir

La consultation révèle une forte crise de confiance. Si rien ne change au cours du prochain quinquennat, 66 % des répondants estiment que leur entreprise se fragilisera, rencontrera de sérieuses difficultés ou fera faillite. À l'inverse, seuls 20 % pensent qu'elle pourra se développer ou se maintenir à son niveau actuel. Par ailleurs, 13 % envisagent de privilégier leur développement à l'étranger plutôt qu'en France.

Interrogés sur leurs conseils aux jeunes entrepreneurs, 59 % des répondants recommanderaient de créer une entreprise, mais près de deux fois plus nombreux sont ceux qui conseilleraient de le faire à l'étranger (39 %) plutôt qu'en France (20 %). Près d'un tiers, 32 %, conseillerait de renoncer à créer une entreprise.

Les craintes sont également vives : 85 % redoutent une augmentation de la fiscalité et des charges sur les entreprises, 63 % craignent une aggravation de la bureaucratie et des contraintes administratives, et 62 % une hausse de la fiscalité sur leurs revenus et leur patrimoine.

Des réformes prioritaires pour 2032

Quant à la réforme qui devra absolument être engagée par le prochain président de la République d'ici à 2032, 63 % citent la réforme des charges et de la fiscalité, devant la réforme du travail et de l'emploi mentionnée par 22 % des répondants et la réforme administrative par 21 %.

Pour le Medef, qui présentera dès demain à la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) à Paris les résultats complets de cette consultation nationale, chaque candidat devra préciser ce qu'il entend proposer pour redresser l'économie du pays et quelle place il entend donner aux entreprises pour qu'elles puissent investir, innover, recruter et se développer en France. En clair, répondre à une question essentielle : comment permettre aux entreprises de créer davantage de richesse pour enrayer le risque de déclassement économique de la France ?

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